Plu­sieurs sta­tues mar­ty­ri­sées

Le sculp­teur Marc Petit ex­pose ses oeuvres au jar­din de l’évê­ché

La Montagne (Brive) - - Limousin Actualité - Pierre Vi­gnaud pierre.vi­gnaud@cen­tre­france.com

Des sta­tues ex­po­sées dans le jar­din de l’évê­ché de Li­moges ont été dé­gra­dées hier dans la nuit. Une en­quête est en cours pour re­trou­ver le ou les au­teurs.

Ce jeu­di dans l’après­mi­di, il y avait comme un vide lais­sé à l’en­trée du jar­din de l’évê­ché à Li­moges, comme si une sta­tue de Marc Petit, ar­tiste re­nom­mé qui ex­pose ses oeuvres au pied de la ca­thé­drale, man­quait à l’ap­pel.

L’une d’elles en ef­fet avait bien été re­ti­rée, suite à des dé­gra­da­tions sur­ve­nues dans la nuit de mer­cre­di à jeu­di. « Les sta­tues ont été des­cel­lées et je­tées au sol », ex­plique la po­lice.

Quatre jeunes sus­pec­tés

Pour cet acte de van­da­lisme, une bande de jeunes in­ter­pel­lés par la po­lice de Li­moges, a d’abord été sus­pec­tée. « Âgés de 17 ans, les quatre mi­neurs, al­coo­li­sés ont été pla­cés en garde à vue. En­ten­dus à l’is­sue de leur dé­gri­se­ment, ils ont été mis hors de cause et lais­sés libres. Un autre homme plus tôt dans la nuit est sus­cep­tible d’avoir com­mis les dé­gra­da­tions », in­dique la po­lice.

Se­lon nos ren­sei­gne­ments, le mon­tant du pré­ju­dice pour­rait s’éle­ver à plu­sieurs di­zaines de mil­liers d’eu­ros. « Nous sommes al­lés por­ter plainte au com­mis­sa­riat de Li­moges. Un de­vis de res­tau­ra­tion est en cours pour connaî­ tre le mon­tant du pré­ju­dice », confie l’ar­tiste.

Ces faits ne sont pas les pre­miers consta­tés de­puis le dé­but de cette ex­po­si­tion ex­cep­tion­nelle. Des tags avaient été réa­li­sés sur les socles de plu­sieurs oeuvres. « L’ex­po­si­tion est gra­tuite. Je fais des vi­sites gui­dées pour les per­sonnes qui le sou­haitent. C’est vrai­ment dom­mage et in­com­pré­hen­sible. Ces actes sont faits sans mo­tifs », re­grette Marc Petit.

Le jar­din de l’évê­ché consacre de­puis le mois de mars une large ré­tros­pec­tive du tra­vail de Marc Petit, à tra­vers 74 grands for­mats ex­po­sés en plein air. Cette ex­po­si­tion doit en­core s’étendre sur trois mois. « Le plus grave c’est que si ces faits conti­nuent, on de­vra ar­rê­ter plus tôt que pré­vu ». ■

PHO­TO STÉPHANE LE­FÈVRE

EX­PO­SI­TION. Après les dé­gra­da­tions, des sta­tues ont été re­ti­rées du jar­din.

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