Le titre vir­tuel de l’al­le­magne

La Montagne (Brive) - - Euro 2016 - Ju­lien.ben­boua­li@cen­tre­france.com

Jeu of­fi­ciel de la com­pé­ti­tion, PES UEFA Euro 2016 fait de l’al­le­magne son fa­vo­ri. En si­mu­lant l’épreuve sur la ver­sion PS4, le titre al­le­mand ne souffre d’au­cune contes­ta­tion. Le jeu de l’édi­teur ja­po­nais Ko­na­mi fait des Bleus des fi­na­listes im­puis­sants.

L’Ju­lien Ben Boua­li Euro 2016 marque une pe­tite ré­vo­lu­tion sur le ter­rain des jeux vi­déo. Si de­puis le cru 2000, la ver­sion vir­tuelle du cham­pion­nat d’eu­rope était es­tam­pillée EA Sport, édi­teur du cé­lèbre et do­mi­nant jeu Fi­fa, cette an­née marque le pas­sage chez la concur­rence. PES UEFA Euro 2016, du stu­dio ja­po­nais Ko­na­mi, fait donc of­fice de jeu of­fi­ciel de l’épreuve.

Dans un sec­teur qui se veut chaque an­née plus réa­liste et col­lé à la réa­li­té, que vaut ce cru 2016 ? Élé­ment de ré­ponse avec la si­mu­la­tion d’un tour­noi sur la console PS4.

Les Al­le­mands écrasent les dé­bats

Cô­té conte­nu, seul un des dix stades, en l’oc­cur­rence le Stade de France, a eu le droit à une mo­dé­li­sa­tion par­faite. Un peu maigre tout de même. Et, en l’ab­sence d’une mise à jour de der­nière mi­nute, il fau­dra comp­ter un bon quart d’heure aux pu­ristes qui vou­dront jouer avec les vraies sé­lec­tions car, cô­té Fran­çais, Va­rane, Sa­kho et Diar­ra sont en­core de la par­tie…

Mais ça, ce sont des dé­tails pour vrais « ga­mers ». Ce qui im­porte ici, plus que la réus­site de l’opus et le plai­sir pour le joueur ma­nette en mains, c’est le po­ten­tiel des for­ma­tions et leur place dans la hié­rar­chie d’un jeu qui s’ap­puie sur une large équipe de re­cru­teurs et ob­ser­va­teurs aguer­ris pour mo­dé­li­ser les joueurs.

À ce petit jeu, un pa­tron se dé­gage. Et au terme d’un tour­noi sans le moindre but en­cais­sé, son titre ne souffre d’au­cune contes­ta­tion. Ce tau­lier vain­queur vir­tuel de ce cru 2016 est l’al­le­magne.

En s’ap­puyant sur un Neuer in­fran­chis­sable, les Al­le­mands ont même écra­sé les dé­bats. La Mann­schaft est tran­quille­ment mon­tée en puis­sance en phase de poules en do­mi­nant l’ukraine (1­0), la Po­logne (3­0) puis l’ir­lande du Nord (4­0).

Griez­mann porte l’équipe de France

En s’ap­puyant sur Ozil et Mul­ler, cinq buts cha­cun, les Al­le­mands ont en­suite éli­mi­né la Rou­ma­nie (1­0) en huitièmes, ba­layé la Bel­gique (3­0) en quarts avant d’écar­ter le pays de Galles (2­0) en de­mies, mal­gré la pré­sence en face de Ga­reth Bale, meilleur bu­teur de l’euro avec 8 buts.

Grâce à un dou­blé de Mul­ler et un but de Drax­ler, l’al­le­magne s’of­frait le titre en étrillant 3­0... la France. Triste épi­logue au beau par­cours des Bleus. Deuxième de sa poule, après deux vic­toires (Rou­ma­nie 2­0, Al­ba­nie 3­1) et une dé­faite (Suisse 0­2), la France, por­tée par Griez­mann (7 buts), avait sor­ti la Po­logne (1­0 a.p.), l’es­pagne (3­1) et l’an­gle­terre (1­0) avant ce cruel et bru­tal clap de fin.

Alors ce scé­na­rio se pro­dui­ra­t­il ? À l’is­sue du pre­mier tour du vrai Euro, le pou­voir de pré­dic­tion du titre de Ko­na­mi est cré­dible. Sur le ta­bleau des huitièmes de fi­nale, la si­mu­la­tion a gé­né­ré la pré­sence de 12 des 16 vrais qua­li­fiés. Pas si mal. ■

Le ta­bleau fi­nal de l’euro 2016

PHO­TO DR

FIC­TION. Bas­tian Sch­weins­tei­ger sou­lè­ve­ra-t-il vrai­ment le tro­phée Hen­ri-de­lau­nay le 10 juillet ?

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