Aurillac-brive-lyon, c’est fi­ni

La ligne a su­bi de nom­breux re­tards et an­nu­la­tions

La Montagne (Brive) - - Corrèze - Ar­thur Ces­bron

Les tur­bu­lences ont eu rai­son de l’ex­pé­ri­men­ta­tion. Lan­cée en avril, la ligne aé­rienne entre Aurillac et Lyon, via Brive, a été sup­pri­mée. Celle entre Brive et Lyon est main­te­nue.

En deux mois d’exis­tence, la liai­son a ré­gu­liè­re­ment été per­tur­bée par des re­tards et an­nu­la­tions, sans comp­ter une fré­quen­ta­tion moyenne de 0,4 per­sonne par vol, au dé­part du Can­tal. « J’ai aler­té le pré­fet, le pré­sident du con­seil dé­par­te­men­tal et j’as­sume ma de­mande d’ar­rê­ter les vols vers Lyon, ex­plique le sé­na­teur Jacques Mé­zard, pré­sident de la com­mu­nau­té d’ag­glo­mé­ra­tion du bas­sin d’aurillac, ges­tion­naire de l’aé­ro­port. Il n’y a per­sonne de­dans et ça nous “plante” l’avion de la liai­son avec Pa­ris. »

« Tur­pi­tudes »

Car l’en­jeu est bien là. De­puis le lan­ce­ment de la ligne Aurillac­lyon, les élus can­ta­liens ont rap­pe­lé à plu­sieurs re­prises que la liai­son vers Pa­ris, as­su­rée par le même ap­pa­reil, de­vait res­ter prio­ri­taire. Or, les tur­bu­lences vers Lyon ont, par ri­co­chet, se­coué les vols vers la ca­pi­tale. Le pré­fet du Can­tal a lui aus­si évo­qué, cette se­maine, les « tur­pi­tudes de la ligne aé­rienne » avec le pré­sident de Hop !.

Et si la com­pa­gnie a avan­cé des pro­blèmes d’ef­fec­tif de per­son­nel na­vi­gant et de dis­po­ni­bi­li­té de pi­lotes, pris par la cam­pagne syn­di­cale, les ten­sions entre les Can­ta­liens et Hop ! ont conti­nué suite à de nou­velles an­nu­la­tions en dé­but de se­maine. À deux re­prises, des pas­sa­gers ont même été trans­por­tés à Tou­louse… « Avec l’ar­rêt de l’ex­pé­ri­men­ta­tion, la ligne Pa­ris­aurillac se­ra sé­cu­ri­sée », se sa­tis­fai­sait, hier, Vincent Des­coeur, pré­sident du con­seil dé­par­te­men­tal.

Du cô­té de la com­pa­gnie aé­rienne, on ne fait pas mys­tère de ces dif­fi­cul­tés : « On a bien com­pris qu’aurillac n’était pas très de­man­deur et vues les dé­gra­da­tions sur la ligne Aurillac­pa­ris, on a dé­ci­dé d’ar­rê­ter dès ce soir l’ex­pé­ri­men­ta­tion », ex­pli­quait, hier, Phi­lippe Mi­cou­leau, pré­sident de Hop !. En re­vanche, la liai­son entre Brive et Lyon est main­te­nue « jus­qu’au 4 juillet, puis elle re­pren­dra en sep­tembre avec un for­mat qui n’est pas en­core dé­fi­ni », ajoute Phi­lippe Mi­cou­leau, qui sou­ligne : « Les Au­rilla­cois n’étaient pas très mo­ti­vés au lan­ce­ment de la ligne, mais ils ont été com­pré­hen­sifs et vo­lon­taires. »

L’his­toire ne s’ar­rê­te­ra pro­ba­ble­ment pas là : « Je suis in­ter­ve­nu il y a quelques jours car Hop ! vou­lait mettre un avion de 19 places au lieu d’un 45 places sur la ligne Aurillac­pa­ris, af­firme Jacques Mé­zard. Hop ! a peut­être des sou­cis de per­son­nel mais, de mon cô­té, j’ai te­nu à rap­pe­ler ses obli­ga­tions à la com­pa­gnie » dans le cadre de la Dé­lé­ga­tion de ser­vice pu­blic (DSP). Un ren­dez­vous entre le sé­na­teur et Phi­lippe Mi­cou­leau est pré­vu la se­maine pro­chaine, au Sé­nat. ■

PHO­TO D’AR­CHIVES

AVION. Der­niers vols, hier, entre Aurillac et Lyon.

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