Gilles Bordes bien en selle au na­tio­nal

Le Cor­ré­zien s’est der­niè­re­ment dis­tin­gué en rem­por­tant la 3e étape Pro Élite du Lion d’an­gers

La Montagne (Brive) - - Tulle - Mé­lis­sa Cruz tulle@cen­tre­france.com

Gilles Bordes, ca­va­lier de haut ni­veau, a rem­por­té la troi­sième étape du Grand Na­tio­nal Lion d’an­gers. Avec son che­val Orion de Ca­val­hac, il concourt en Pro Élite.

Nul be­soin de mon­ter sur ses grands che­vaux pour réus­sir : Gilles Bordes, per­son­na­li­té toute en dis­cré­tion, a dé­cro­ché le 29 mai la pre­mière place à l’is­sue de la 3e étape du Grand Na­tio­nal Lion d’an­gers avec son an­glo­arabe Orion de Ca­val­hac. La suite de la com­pé­ti­tion se dé­rou­le­ra à par­tir du 24 juin.

« C’est le ni­veau le plus haut qui existe en com­pé­ti­tion na­tio­nale », ex­plique le ca­va­lier, qui s’est im­po­sé en concours com­plet (dres­sage, saut d’obs­tacle, cross).

Après avoir par­cou­ru des mil­liers de ki­lo­mètres en sui­vant, de­puis deux ans avec sa com­pagne, le cir­cuit coupe du monde, Gilles Bordes choi­sit de se concen­trer sur les com­pé­ti­tions na­tio­nales.

« Orion, j’en ai re­fu­sé une for­tune »

Vic­time d’un grave ac­ci­dent il y a cinq ans à Pom­pa­dour, le ca­va­lier de 55 ans n’a pour au­tant pas ren­du sa selle, en­ jam­bée de­puis l’âge de dix ans.

Lors de cet ac­ci­dent, sur­ve­nu à l’oc­ca­sion d’une com­pé­ti­tion na­tio­nale, il s’éva­nouit alors que son che­val est lan­cé au galop. Le choc est violent : « Mon cer­veau a sai­gné plus d’une jour­née, je me suis ré­veillé deux jours après l’opé­ra­tion », ra­conte­t­il.

Cet évé­ne­ment ne lui a pas coû­té sa pas­sion, qu’il conti­nue d’exer­cer dans la ca­té­go­rie se­nior, concours com­plet. Il lui fau­dra tout juste un an avant de re­san­gler son com­pa­gnon.

Le ca­va­lier flirte d’abord avec le haut ni­veau dès sa ma­jo­ri­té avec Jas­min. « Le haut ni­veau dé­pend du che­val », as­sure­t­il. Orion de Ca­val­hac, lui, concourt en haut ni­veau de­puis « 5 ou 6 ans d’af­fi­lée, mis à part l’an­née où j’ai eu mon ac­ci­dent », dé­taille Gilles Bordes.

Sa réus­site, le spor­tif l’ex­plique par la ré­gu­la­ri­té de ses en­traî­ne­ments. « Je baigne de­dans de­puis tout jeune. Quand tu es tout le temps au con­tact des ani­maux, tu te pré­pares plus vite. »

« La com­pé­ti­tion dans la peau »

L’an­glo­arabe de qua­torze ans « a la com­pé­ti­tion dans la peau », sou­ligne son pro­prié­taire. C’est les yeux rem­plis de fier­té que le ca­va­lier ex­plique le par­cours de son éta­lon. « Il com­mence les cham­pion­nats de France dès 4 ans, et les cham­pion­nats du monde à seule­ment sept ans ! » Le pro­prié­taire du centre équestre de Sainte­for­tu­nade ac­corde beau­coup de li­ ber­té à ses che­vaux. Ces der­niers ont no­tam­ment ac­cès à un étang où ils peuvent se rendre seuls. « Pour conser­ver un haut ni­veau, il faut faire très at­ten­tion au mo­ral de nos ani­maux, en plus de leur forme phy­sique », as­sure­t­il.

« Pas de pied, pas de che­val », re­prend Gilles Bordes, qui in­siste sur le fait qu’un che­val ne peut res­ter à haut ni­veau qu’en étant fer­ré « mi­nu­tieu­se­ment ».

« Orion n’est pas le seul à pou­voir ex­cel­ler en concours com­plet, mais c’est mon unique che­val en Pro Élite », sou­ligne le ca­va­lier, conscient que ce der­nier de­vra un jour ar­rê­ter les com­pé­ti­tions. « J’y fais très at­ten­tion, si je vois qu’il n’a plus en­vie, les oreilles en avant, je lè­ve­rai le pied. » ■

PHO­TO LOUIS FAYET

SAUT D’OBS­TACLES. Gilles Bordes et Orion s’en­traînent pour la qua­trième étape du Lion d’an­gers.

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