Dans la troupe, y’a de sacrés co­mé­diens !

Sept com­pa­gnies mon­te­ront sur la scène du théâtre, du 29 juin au 3 juillet

La Montagne (Brive) - - Brive Vivre Sa Ville - Pris­cille Peyre

Plon­gée dans le quo­ti­dien d’une troupe de co­mé­diens avec la Com­pa­gnie Apar­tés, qui ou­vri­ra la 2e édi­tion des Ren­contres du théâtre ama­teur, mer­cre­di soir.

La troupe Apar tés por te bien son nom. Im­plan­té à Al­las­sac, ce groupe de co­mé­diens ama­teurs s’est construit en marge de l’ate­lier de théâtre com­mu­nal. C’est un par­cours plu­tôt com­mun, une belle his­toire qui dure, en l’oc­cur­rence, de­puis dix ans.

Pro­fes­seur de théâtre au Conser­va­toire de Brive, Isa­belle Ma­cha­do ac­com­pagne de­puis tou­jours ces pas­sion­nés de dra­ma­tur­gie. Ce jour­là, c’est di­manche. Mais pour elle, pas de re­pos. « On se re­trouve une fois par mois sur ce cré­neau, de 9 h 30 à 18 heures mi­ni­mum ».

Une jour­née com­plète, ja­mais trop longue pour au­tant. Car la troupe tarde tou­jours à se mettre en route : entre amis, le pe­tit ca­fé du ma­tin peut fa­ci­le­ment s’éter­ni­ser…

Un in­ves­tis­se­ment to­tal

C’est bien d’ami­tié qu’il s’agit entre les onze membres du groupe, âgés de 17 à 65 ans. « On est une fa­mille, lance Isa­belle, dé­jà gri­mée pour la ré­pé­ti­tion. Il y a tou­jours une oc­ca­sion de se re­trou­ver en de­hors de la scène », com­plète Thier­ry, des sou­ve­nirs de grandes ta­blées plein les yeux. Un lien pri­ vi­lé­gié propre à la vie d’une troupe de théâtre. « Ce qui fait la dif­fé­rence avec un tra­vail d’ate­lier, c’est l’im­pli­ca­tion des per­sonnes, ana­lyse Isa­belle Ma­cha­do. L’in­ves­tis­se­ment est cons­tant, il y a une vé­ri­table fi­dé­li­té des co­mé­diens, une vo­lon­té de mon­ter un pro­jet et de res­ter en­semble à long terme au­tant que faire se peut ».

Aus­si Clé­men­tine a­t­elle or­ga­ni­sé ses ré­vi­sions du bac en fonc­tion des ré­pé­ti­tions de la pièce en cours ( voir ci­contre). De même pour les autres membres, pré­sents, mal­gré leur tra­vail et leur vie de fa­mille.

« La dif­fé­rence, c’est aus­si que tout le monde touche à tout », com­plète le pro­fes­seur, avant d’énu­mé­rer les ef­forts de com­mu­ni­ca­tion, de mise en place du dé­cor, voire la par­ti­ci­pa­tion fi­nan­cière des ar­tistes si né­ces­saire. « Pour moi, la seule dif­fé­rence avec une troupe pro­fes­sion­nelle, c’est qu’ils ne sont pas payés », ajoute jus­te­ment Isa­belle Ma­cha­do. Bien sûr, de lé­gères dis­sem­blances existent quand même. Les ama­teurs s’adaptent moins fa­ci­le­ment aux chan­ge­ments d’es­pace, aux jeux de lu­mière, aux pe­tits trous dans le texte. Ce qui n’em­pêche pas un ré­sul­tat de qua­li­té…

Pour l’heure, la troupe n’a que peu d’oc­ca­sions de jouer à l’ex­té­rieur, tant il est com­pli­qué de co­or­don­ner onze agen­das. C’est donc avec un plai­sir cer­tain qu’elle pré­sen­te­ra le fruit de son tra­vail en ou­ver­ture des Ren­contres du théâtre ama­teur de Brive, mer­cre­di. ■

PHO­TOS P.P.

EN RÉ­PÉ­TI­TION. En plus des séances heb­do­ma­daires de trois heures, la troupe se re­trouve un di­manche par mois pour une jour­née com­plète de ré­pé­ti­tion.

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