« On ne pou­vait pas sor­tir comme ça »

Les fran­çais sou­la­gés après leur ré­ac­tion en deuxième mi­temps

La Montagne (Brive) - - Euro 2016 Sports Euro 2016 -

Conscients de leurs ca­rences en pre­mière mi-temps, les Bleus ont vou­lu re­te­nir la ré­ac­tion de la deuxième pé­riode. Tout en s’ac­cor­dant pour dire qu’il fau­dra faire plus, en quart de fi­nale.

À Dé­cines, Laurent Cal­mut

L’en­tame ra­tée, la prise de conscience à la mi­temps, la bonne ré­ac­tion après la pause… Après leur match com­pli­qué hier, les hommes de Di­dier Des­champs ont pu souf­fler. Un aver­tis­se­ment sans frais ?

Di­mi­tri Payet. « On a les joueurs pour jouer, et il f a u t q u’ o n joue. On a réus­si à le faire en deuxième mi­temps. Le pu­blic a été en­core ex­tra­or­di­naire, c’est im­por­tant pour nous. An­gle­terre ou Is­lande, je n’ai pas de pré­fé­rence. Il n’y a au­cun ad­ver­saire fa­cile. »

Adil Ra­mi. « De­puis le dé­but de l’eu­ro, on a du mal à en­ta­mer l e s m a t c h s. Mais men­ta­le­ment, on est fort. On a du ca­rac­tère et c’est un point po­si­tif à re­te­nir. Sur le pe­nal­ty, je ne sais pas trop ce qui se passe. Il y a un dé­bor­de­ment, un centre. J’avais le bal­lon, mais j’ai glis­sé. Il y a eu un pe­tit ca­fouillage. Les Ir­lan­dais ont joué avec leurs qua­li­tés. Ce sont des combattants, ils étaient pré­sents dans les im­pacts. Mais on a fait notre job. On s’est dit qu’on ne pou­vait pas ren­trer main­te­nant. Après la pause, on a eu plus de bal­lons. Griez­ mann, en faux nu­mé­ro neuf, est su­per dur à prendre. »

N’go­lo Kan­té. « Ma sus­pen­sion, ce n’est pas grave. Le fait que je sorte à la mi­temps, ça a été pour le bien de l’équipe et le plus im­por­tant, c’est la qua­li­fi­ca­tion pour les quarts de fi­nale. Le pe­nal­ty nous a mis en dif­fi­cul­té, on a mal en­ta­mé le match, mais on a bien ré­agi. »

Blaise Ma­tui­di. « Toutes les équipes souffrent. On n’est pas bien ren­tré dans ce match. Il faut re­te­nir cette deuxième mi­temps. Ça a été l’une de nos meilleures pé­riodes. On a fait du jeu, on a eu des oc­ca­sions, on est al­lé de l’avant. Il faut se ser vir de ça car on a mon­tré qu’on était ca­pable de belles choses. Cha­cun, in­di­vi­duel­le­ment, a éle­vé son ni­veau de jeu. On était tous un peu en de­dans en pre­mière mi­temps. On s’est dit les mots à la mi­temps et ça nous a ser­vis. »

Pa­trice Evra. « Tout n’est p a s p a r f a i t , c’ e s t v ra i . Ap r è s l a p re m i è re mi ­ temps, on était en co­lère. On s’est bien par­lé, on s’est dit ce qu’il fal­lait et on a mon­tré un autre vi­sage. On ne pou­vait pas sor­tir comme ça. Il fal­lait faire plai­sir aux sup­por­ters. Si on veut pas­ser un pa­lier, il faut au moins pas­ser les quarts.

« J’avais le bal­lon, mais j’ai glis­sé » Adil Ra­mi

« On est ren­tré dans le jeu de l’ir­lande, en jouant de longs bal­lons. On a po­sé le jeu, avec une bonne pos­ses­sion, on a fait tour­ner, et on avait un “killer” comme Gri­zou qui a mis les buts. On a chan­gé la tac­tique, mais aus­si l’état d’es­prit. On n’avait pas peur, mais on était frus­tré. Le mes­sage est bien pas­sé. On est en­core dans ce temps de ré­ac­tion. Il faut agir d’en­trée main­te­nant. On at­tend beau­coup de nous, et on veut peut­être trop bien faire. Du coup, on a du mal à se re­lâ­cher. » ■

Le ta­bleau fi­nal de l’eu­ro 2016

AT­TENTES. Pa­trice Evra évoque la pres­sion au­tour des Bleus : « On at­tend beau­coup de nous, et on veut peut-être trop bien faire. Du coup, on a du mal à se re­lâ­cher ».

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