Une re­vanche de la fi­nale de 2012 ? Pas tant que ça…

La Montagne (Brive) - - Euro 2016 Sports Euro 2016 - Ju­lien Ben Boua­li ju­lien.ben­boua­li@cen­tre­france.com

Quatre ans après la gifle re­çue ( 4- 0) en fi­nale de l’eu­ro 2012, l’ita­lie re­trouve l’es­pagne en 8e de fi­nale, à 18 heures au Stade de France. Une re­vanche qui n’en est pas vrai­ment une à y re­gar­der de plus près.

Pour les ti­fo­si de la Squa­dra Az­zur­ra, nul doute que la fi­nale de 2012 se­ra dans tous les es­prits au coup d’en­voi au­jourd’hui ( 18 heures). Même quatre ans après, dif­fi­cile d’en­le­ver le gout amer lais­sé par la claque re­çue le 1er juillet 2012 (4­0).

Au stade Olym­pique de Kiev, les Ita­liens, alors en­traî­nés par Ce­sa­ri Pran­del­li, n’avaient pas exis­té face à des Es­pa­gnols qui rem­por­taient en Ukraine leur troi­sième tour­noi ma­jeur de rang après le Mon­dial 2010 et l’eu­ro 2008.

Mal­gré ce sou­ve­nir dou­lou­reux, l’heure n’est vrai­ment pas à la re­vanche dans les rangs de la sé­lec­tion ita­lienne. Et pour cause. La Squa­dra Az­zur­ra v e r s i o n 2 0 1 6 n’ a p l u s grand­chose à voir avec celle de 2012. Certes, le s o c l e d é f e n s i f n’ a p a s chan­gé. Outre l’in­usable Buf­fon dans le but, les dé­fen­seurs Chiel­li­ni, Bo­nuc­ci et Bar­za­gli, sans ou­blier le mi­lieu dé­fen­sif De Ros­si de­vraient être ti­tu­laires comme il y a quatre ans.

Conte a ré­vo­lu­tion­né la Squa­dra Az­zur­ra

Mais dé­sor­mais, les Tu­ri­nois forment la char­nière cen­trale du 3­5­2 concoc­té par le sé­lec­tion­neur An­to­nio Conte, juste der­rière la sen­ti­nelle De Ros­si.

Po u r le reste, tout a chan­gé cô­té ita­lien. Fi­nis les Ba­lo­tel­li, Cas­sa­no et autres Pir­lo et Mon­to­li­vo, rem­pla­cés par une nou­velle gé­né­ra­tion (Giac­che­ri­ni, Eder, Can­dre­va, Pel­lè, Pa­ Ita­lie. Buf­fon (cap.) - Bar­za­gli, Bo­nuc­ci, Chiel­li­ni - Flo­ren­zi, Pa­ro­lo, De Ros­si, Giac­che­ri­ni, Dar­mian - Eder, Pel­lè. Es­pagne. De Gea - Juan­fran, Pi­qué, Ra­mos (cap.), Al­ba - Fa­bre­gas, Bus­quets, Inies­ta - Sil­va, Mo­ra­ta, No­li­to. Ar­bitre : Cu­neyt Ca­kir (Tur) ro­lo). Mais sur­tout, ter­mi­né le cé­lèbre mur dé­fen­sif bleu. Avec Conte, la dé­fense reste pri­mor­diale, mais elle se veut au ser­vice de l’at­taque, et plus pré­ci­se­ment de la contre­at­taque. De quoi of­frir un jeu dif­fé­rent qu’à Kiev en 2012. Et ce­la peut payer. Pour son en­trée en lice dans cet Eu­ro 2016, les Ita­liens ont of­fert un ré­ci­tal face à la Bel­gique. De quoi avoir une chance au mo­ment de re­croi­ser l’es­pagne.

Car dans le camp de la Ro­ja, de l’eau a éga­le­ment cou­lé sous les ponts de­puis le doublé eu­ro­péen ac­quis br illam­ment en Ukraine. L’éli­mi­na­tion en phase de poules à la Coupe du Monde au Bré­sil il y a deux ans a mis fin à la do­mi­na­tion ibé­rique. Pas de quoi stop­per le man­dat de Vi­cente Del Bosque sur le banc. Mais suf­fi­sant pour faire évo­luer le cé­lèbre « ti­ki­ta­ka ».

Mo­ra­ta s’éclate en pointe de la Ro­ja

Confron­té à ses li­mites of­fen­sives en 2014 au Bré­sil, le jeu de pos­ses­sion es­pa­gnol, ba­sé sur la conser­va­tion mais un mou­ve­ment conti­nu du bal­lon, se veut dé­sor­mais plus am­bi­tieux dans la con­clu­sion.

L’il­lus­tra­tion est la pré­sence d’une vraie pointe en at­taque, poste où brille Mo­ra­ta (trois buts), et non plus d’un faux­neuf où Fa­bre­gas avait long­temps brillé avant de perdre son in­fluence en 2012.

Pour le reste, à l’ex­cep­tion de l’émer­gence du gar­dien De Gea qui a pous­sé la lé­gende Ca­sillas sur l e b a n c , l’ E s p a g n e s’ap­puie sur un gros socle dé­jà pré­sent il y a quatre ans, avec sept ti­tu­laires de la fi­nale qui de­vraient dé­bu­ter au­jourd’hui.

Au­tant de cer­ti­tudes col­lec­tives à l’heure de re­trou­ver une Ita­lie qu’an­to­nio Conte veut re­pla­cer en haut de la hié­rar­chie eu­ro­péenne, avant de fi­ler à Chel­sea cet été. Ça passe par un suc­cès cet après­mi­di ! ■

ÉQUIPES PROBABLES

1ER. Les Ita­liens ont ter­mi­né en tête de la poule E.

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