Les conser­va­teurs en tête

Le par­ti an­ti­aus­té­ri­té Po­de­mos ar­rive en troi­sième po­si­tion

La Montagne (Brive) - - France & Monde Actualités -

Les conser­va­teurs étaient en tête hier des élec­tions lé­gis­la­tives en Es­pagne, de­vant le Par­ti so­cia­liste et la coa­li­tion de gauche ra­di­cale Uni­dos Po­de­mos.

Les conser­va­teurs étaient en tête des élec­tions lé­gis­la­tives hier en Es­pagne, se­lon les ré­sul­tats par­tiels, de­vant les so­cia­listes qui ré­sis­taient à la coa­li­tion di­ri­gée par le par­ti an­ti­aus­té­ri­té Po­de­mos dans ce scru­tin te­nu trois jours après le Brexit.

Après le dé­pouille­ment de plus de 85 % des bul­le­tins, le ré­sul­tat était proche de ce­lui des élec­tions en dé­cembre, quand la frag­men­ta­tion des voix entre quatre par­tis avait conduit à un blocage po­li­tique et à la convo­ca­tion d’un se­cond scru­tin en six mois.

Le Par­ti Po­pu­laire ( PP) du chef du gou­ver­ne­ment sor tant Mar ia­no Ra­joy rem­por­te­rait 136 dé­pu­tés, contre 123 ob­te­nus aux élec­tions de dé­cembre. Il reste ce­pen­dant loin de la ma­jo­ri­té ab­so­lue de 176 sur 350.

Le Par­ti so­cia­liste, qui al­ terne au pou­voir avec le PP de­puis plus de 30 ans, est cré­di­té de 88 sièges, contre 90 en dé­cembre et reste la pre­mière force d’op­po­si­tion.

Les mises en garde de Ma­ria­no Ra­joy contre les « ex­pé­ri­men­ta­tions… des ex­tré­mistes et des ra­di­caux » après le Brexit, qui a en­traî­né ven­dre­di la bourse de Ma­drid dans la pire chute de son his­toire, semblent avoir en­di­gué la pro­gres­sion de la gauche ra­di­cale.

La coa­li­tion Uni­dos Po­de­mos, for­mée par Po­de­mos – fon­dé il y a deux ans à peine – et le pe­tit par­ti Iz­quier­da Uni­da, hé­ri­tier du Par­ti Com­mu­niste, est cré­di­tée de 71 sièges. Un ré­sul­tat si­mi­laire à ce­lui de dé­cembre quand Po­de­mos avait eu 69 dé­pu­tés et Iz­quier­da Uni­da deux. Si cette ten­dance se confirme, a es­ti­mé le nu­mé­ro 2 de Po­de­mos, Iñi­go Er­re­jon, « ce ne sont pas de bons ré­sul­tats, ce ne sont pas ceux que nous es­pé­rions et ils ne sont pas bons pour l’es­pagne parce qu’ils re­tardent le pro­ces­sus de chan­ge­ment po­li­tique ».

Ren­ver­se­ment de ten­dance

Les ré­sul­tats par tiels contre­disent le sondage sor­tie des urnes de la té­lé­vi­sion pu­blique qui don­nait Uni­dos Po­de­mos de­vant les so­cia­listes et les par­tis de gauche proches de la ma­jo­ri­té ab­so­lue.

Pa­blo Igle­sias, le chef de Po­de­mos, veut gou­ver­ner avec le PSOE, qu’il ap­pelle « la vieille so­cial­dé­mo­cra­tie ». Mais les ten­sions sont telles entre ces deux for­ma­tions r ivales que leur al­liance semble im­pro­bable.

Ils n’avaient pas réus­si à s’en­tendre la der­nière fois. Ce pro­fes­seur d’uni­ver­si­té de 37 ans dit ne pas se dé­cou­ra­ger à cette pers­pec­tive. Po­de­mos « gou­ver­ne­ra l’es­pagne tôt ou tard », at­il as­su­ré. ■

PHO­TO AFP

MA­RIA­NO RA­JOY. Son par­ti a rem­por­té les élec­tions.

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