Ber­lin, Pa­ris et Rome pour une « nou­velle im­pul­sion »

APRÈS-BREXIT. Un pro­jet eu­ro­péen pour re­bon­dir au plus vite.

La Montagne (Brive) - - La Une -

Réunis hier à Ber­lin, les di­ri­geants al­le­mands, fran­çais et ita­liens ont as­su­ré vou­loir don­ner une « nou­velle im­pul­sion » au pro­jet eu­ro­péen.

An­ge­la Mer­kel, Fran­çois Hol­lande et Mat­teo Ren­zi se sont ren­con­trés, hier, à Ber­lin, pour ti­rer les le­çons du Brexit. Pour évi­ter que les « forces cen­tri­fuges » ne gagnent du ter­rain en Eu­rope et que le vote bri­tan­nique ne donne des idées à d’autres pays, « nous al­lons pré­sen­ter une pro­po­si­tion à nos col­lègues », chefs d’état ou de gou­ver­ne­ment des autres pays de L’UE, a dé­cla­ré la chan­ce­lière al­le­mande pen­dant une con­fé­rence de presse à Ber­lin avec le pré­sident fran­çais et le chef du gou­ver­ne­ment ita­lien.

Pour An­ge­la Mer­kel, il s’agit de « don­ner une nou­velle im­pul­sion » au pro­jet eu­ro­péen « au cours des pro­chains mois ». Elle a no­tam­ment sou­li­gné que des avan­cées étaient en­vi­sa­gées dans les do­maines de « la dé­fense, la crois­sance, l’em­ploi et la com­pé­ti­ti­vi­té ».

Pas de né­go­cia­tions dans l’im­mé­diat

Dans le même temps, An­ge­la Mer­kel, Fran­çois Hol­lande et Mat­teo Ren­zi qui di­rigent les trois éco­no­mies les plus im­por­tantes de la zone eu­ro, ont ex­clu toute né­go­cia­tion dans l’im­mé­diat avec Londres, tant que la de­mande de sor­tie de l’union eu­ro­péenne (UE) n’au­ra pas été for­ma­li­sée. « Nous sommes d’ac­cord là­des­sus, il n’y au­ra pas de dis­cus­sions for­melles ou in­for­melles sur la sor­tie de la Grande­bre­tagne de L’UE tant qu’il n’y au­ra pas de de­mande de sor­tie de L’UE au ni­veau du Con­seil eu­ro­péen », a af­fir­mé la chan­ce­lière al­le­mande.

De son cô­té, Fran­çois Hol­lande a ap­pe­lé à « ne pas perdre de temps » pour le dé­part du Royaume­uni de l’union eu­ro­péenne, alors que les Bri­tan­niques semblent vou­loir tem­po­ri­ser avant de dé­po­ser leur de­mande. « La res­pon­sa­bi­li­té, c’est de ne pas perdre de temps pour trai­ter conve­na­ble­ment la ques­tion du dé­part du Royaume­uni » et « pour trai­ter la ques­tion de la nou­velle im­pul­sion que nous de­vons don­ner à l’union eu­ro­péenne à 27 », a­t­il dé­cla­ré.

« Rien n’est pire que In­cer­ti­tude »

« Rien n’est pire que l’in­cer­ti­tude qui gé­nère des com­por­te­ments po­li­tiques sou­vent ir­ra­tion­nels » mais aus­si des « mou­ve­ments fi­nan­ciers qui peuvent être éga­le­ment ir­ra­tion­nels », a in­sis­té Fran­çois Hol­lande. « Ne pas perdre de temps c’est faire en sorte que la no­ti­fi­ca­tion [du Brexit à L’UE] par les Bri­tan­niques in­ter­vienne le plus ra­pi­de­ment pos­sible » et « qu’il n’y ait pas de pré­né­go­ cia­tion avant cette no­ti­fi­ca­tion ». « Nous com­pre­nons bien la si­tua­tion po­li­tique au Royaume­uni et nous de­vons faire preuve de res­pect mais il y a aus­si un res­pect que nous de­vons at­tendre de la part du Royaume­uni » à l’égard de l’union eu­ro­péenne, a­t­il in­sis­té.

An­ge­la Mer­kel s’est mon­trée, elle, beau­coup moins pres­sée que Fran­çois Hol­lande et nombre de res­pon­sables eu­ro­péens, ap­pe­lant de­puis le ré­fé­ren­dum au « calme et à la re­te­nue », ju­geant com­pré­hen­sible que Londres ait be­soin de temps pour for­ma­li­ser son dé­part. ■

PHOTO AFP

AL­LER DE L’AVANT. An­ge­la Mer­kel, Fran­çois Hol­lande et Mat­teo Ren­zi, hier à Ber­lin.

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