Cinq zones de tur­bu­lence

Des pro­blèmes po­li­tiques et éco­no­miques à ré­gler

La Montagne (Brive) - - France & Monde Actualités -

Le vote des Bri­tan­niques pour une sor­tie du Royaume-uni de l’union eu­ro­péenne pose une sé­rie de ques­tions po­li­tiques, éco­no­miques et consti­tu­tion­nelles.

Voi­ci les prin­ci­paux pro­blèmes aux­quels le Royaume­uni est confron­té.

Qui va être le nou­veau 1 Pre­mier mi­nistre ? Da­vid Ca­me­ron a an­non­cé ven­dre­di qu’il dé­mis­sion­nait. Le nom de son suc­ces­seur se­ra an­non­cé le 2 sep­tembre au plus tard. Le pro­ces­sus de dé­si­gna­tion de­vrait dé­bu­ter la se­maine pro­chaine.

Par­mi les fa­vo­ris fi­gurent la tête de proue des par­ti­sans du Brexit, Bo­ris John­son et la mi­nistre de l’in­té­rieur The­re­sa May qui a sou­te­nu le camp du main­tien tout en conti­nuant à te­nir une ligne dure sur l’im­mi­gra­tion, très po­pu­laire chez les par­ti­sans d’une sor­tie de L’UE.

Une op­po­si­tion chan­ce­lante. 2 Le chef du par­ti tra­vailliste d’op­po­si­tion Je­re­my Cor­byn su­bit une fronde d’une par­tie des dé­pu­tés du La­bour qui l’ac­cusent de ne pas en avoir fait as­sez dans la cam­pagne du ré­fé­ren­dum pour convaincre de vo­ter en fa­veur du main­tien.

Dix­neuf membres de son ca­bi­net fan­tôme ont dé­mis­sion­né de­puis dimanche. Tout dé­pu­té tra­vailliste vou­lant jouer les chal­len­gers de Je­re­my Cor­byn doit réunir le soutien de 20 % des 229 dé­pu­tés tra­vaillistes. Cor­byn ne compte pas dé­mis­sion­ner.

Cal­mer la co­lère des 3 pro main­tien. Une pé­ti­tion ré­cla­mant l’or­ga­ni­sa­tion d’un deuxième ré­fé­ren­dum dé­pas­sait hier les 3,7 mil­lions de si­gna­taires.

En Écosse, qui a vo­té à 62 % pour res­ter dans le gi­ron eu­ro­péen, Ni­co­la Stur­geon, Pre­mière mi­nistre de la ré­gion, a af­fir­mé que le ré­sul­tat ren­dait « hau­te­ment pro­bable » l’or­ga­ni­sa­tion d’un nou­veau ré­fé­ren­dum d’in­dé­pen­dance après ce­lui du 18 sep­tembre 2014. Elle a an­non­cé que son gou­ver­ne­ment vou­lait « des dis­ cus­sions im­mé­diates » avec Bruxelles. Mais Londres a ré­tor­qué que c’était « la der­nière chose » dont l’écosse avait be­soin.

En Ir­lande du Nord, qui a éga­le­ment ma­jo­ri­tai­re­ment vo­té en fa­veur d’un main­tien dans L’UE, le par­ti na­tio­na­liste Sinn Fein a ap­pe­lé à un ré­fé­ren­dum sur une Ir­lande uni­fiée. Mais le Pre­mier mi­nistre ir­lan­dais, En­da Ken­ny, et son ho­mo­logue nord ir­lan­daise, Ar­lene Fos­ter, ont ra­pi­de­ment re­je­té ce scé­na­rio.

Quand lan­cer la pro­cé­dure 4 ? Da­vid Ca­me­ron a in­sis­té jeu­di sur le fait qu’il comp­tait lais­ser le soin à son suc­ces­seur d’ac­ti­ver l’ar­ticle 50 du Trai­té de Lis­bonne qui pré­voit la mise en oeuvre du re­trait d’un des pays membres de l’union eu­ro­péenne.

L’éco­no­mie se­couée. 5 Hier, les va­leurs ban­caires, im­mo­bi­lières et aé­riennes plon­geaient à la Bourse de Londres, tan­dis que la livre ster­ling at­tei­gnait son plus bas taux en plus de 30 ans face au dol­lar et de­puis deux ans face à l’eu­ro. Un cin­quième des di­ri­geants d’en­tre­prises bri­tan­niques en­vi­sagent de dé­lo­ca­li­ser une par­tie de leur ac­ti­vi­té. ■

PHOTO AFP

JE­RE­MY COR­BYN. Is­su de la gauche de la gauche du La­bour, le lea­der tra­vailliste est sur un siège éjec­table.

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