Un ac­cueil à la carte en chi­rur­gie

La Montagne (Brive) - - Brive Jeunesse & Co -

Dans le ser­vice de chi­rur­gie, vis­cé­rale et di­ges­tive, on ne croise guère d’en­fants.

« Avant 5 ans, l’anes­thé­sie est dif­fé­rente. Les tout­pe­tits vont à Li­moges, ex­plique le Dr Lan­draud, chi­rur­gien. Dès 5 ans, ils sont ac­cueillis comme tout le monde, mais pas avec tout le monde. Si la pa­tho­lo­gie est as­sez lourde, ils res­tent dans le ser­vice, avec des in­fir­mières ex­pé­ri­men­tées ; l’en­vi­ron­ne­ment n’est pas fa­vo­rable, mais on fait pas­ser la pa­tho­lo­gie avant l’âge. Si­non, ils vont en pé­dia­trie ». C’est alors le chi­rur­gien qui va les voir, comme les clowns… En ORL, tous les en­fants de moins de 14 ans sont sys­té­ma­ti­que­ment sui­vis en pé­dia­trie ; « c’est ins­ti­tu­tion­na­li­sé de­puis 2 ans », note Clau­dine Bour­gès, cadre de san­té de chi­rur­gie. Idem pour les in­ter­ven­tions or­tho­pé­diques.

En chi­rur­gie, les en­fants rentrent la veille de l’in­ter­ven­tion. Le temps pour les équipes de les pré­pa­rer et les connaître. Don­nées cli­niques, an­té­cé­dents, mais aus­si be­soins na­tu­rels, res­sen­ti de la dou­leur. « On ne soigne bien que si on connaît la per­sonne. Pa­reil pour l’édu­ca­tion thé­ra­peu­tique », pour­suit Clau­dine Bour­gès.

Pour les soins, les équipes sont pré­ve­nantes. Gaz hi­la­rant, patch EMLA, hyp­nose… Des bal­lons dans des gants, des pe­luches même ! « On est as­sez ima­gi­na­tifs », sou­rit Jes­si­ca, in­fir­mière. Une at­ten­tion qui dé­passe, et de loin, le gad­get. « Il faut ex­pli­quer tout ce que l’on fait. La re­la­tion avec les pa­rents est pri­mor­diale. Même aux en­fants, on leur dit ce qu’ils peuvent com­ prendre. Ça prend du temps, mais dans le ser­vice, on ne pleure pas beau­coup ! Les en­fants sont sou­vent plus do­ciles, plus cou­ra­geux que les adultes. Et ça ar­rive, lors d’une consul­ta­tion, qu’ils re­viennent nous voir ; ça fait plai­sir ! » ■

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