Éva Si­gis­meau ex­plore le cô­té sombre du fan­tas­tique

La Montagne (Brive) - - Brive Vivre Sa Ville - Blan­dine Hu­tin-mer­cier

Âmes sen­sibles, vous êtes pré­ve­nues ! Pour son pre­mier ro­man, hau­te­ment fan­tas­tique, Éva Si­gis­meau ne fait pas dans la den­telle.

Gran­die entre Brive et Bey­nat, la jeune in­fir­mière n’a pour­tant pas vé­cu dans un monde in­fer­nal. Plu­tôt bai­gnée dans la poé­sie, qu’elle écrit de­puis ses an­nées de col­lège par pur plai­sir.

Mais ce livre­là, La face ca­chée de la lune, son pre­mier ro­man pa­ru chez StHo­no­ré édi­tions, est d’une tout autre veine. Les deux pre­miers tomes écrits en deux se­maines à peine, « l’an­née de mon bac, se sou­vient­elle. J’avais be­soin de me sor­tir l’his­toire de la tête. Pen­dant mes études d’in­fir­mière, j’ai re­pris le tome 1. Je l’ai trans­for­mé, ap­pro­fon­di et c’est de­ve­nu une vraie his­toire ».

Sombre

Une his­toire sombre, où l’on croise des créa­tures in­quié­tantes et dan­ge­reuses ; la mort et les souf­frances mènent la vie dure à l’hé­roïne, qui se construit, au fil des pages, un des­tin moins tra­gique. « Je ne me vois pas écrire dans la réa­li­té ac­tuelle ; je m’évade plus dans le fan­tas­tique. Le cô­té sombre des per­son­nages, je ne me ver­rais pas le tra­vailler dans le réel ; je le garde pour les non­hu­mains. D’ailleurs, pour écrire les scènes les plus gores, je me met­tais dans ma bulle et je ne voyais pas trop ce que fai­saient les per­son­nages ».

Au fil des mois, les ca­rac­tères se sont af­fi­nés, en même temps que la jeune femme se trouve. « Au dé­but de l’écri­ture, je me cher­chais en­core. Être adulte, ça veut dire quoi ?, s’in­ter­roge­t­elle. Comme Em­ma, mon hé­roïne, qui es­saie de dé­cou­vrir qui elle est vrai­ment. Et puis je me suis lais­sée em­bar­quée dans le fan­tas­tique ! Et ça s’est vrai­ment trans­for­mé en his­toire qui se lit ».

Le pre­mier tome est sor­ti il y a quelques se­maines. Éva Si­gis­meau écrit le se­cond, sans l’idée pré­cise de l’his­toire, ni de sa pu­bli­ca­tion. « J’ai les per­son­nages en tête, même s’ils changent quand j’écris, sou­rit­elle. Si le pre­mier marche, j’es­saie­rai d’al­ler au bout du se­cond… ». Pas sûre qu’elle se­ra plus tendre avec ses per­son­nages ! ■

Pra­tique. Éva Si­gis­meau se­ra en dé­di­caces le 3 juillet, de 9 h 30 à 12 h 30, à la li­brai­rie La croi­sée de Bey­nat.

PHO­TO G. TEYSSEDOU

FAN­TAS­TIQUE. Si­gis­meau. Éva

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