DE FRANCE Griez­mann a fait taire les cri­tiques

L’at­ta­quant des Bleus monte en puis­sance après des dé­buts com­pli­qués

La Montagne (Brive) - - Euro 2016 - Ra­phaël Co­quel ra­phael.co­quel@cen­tre­france.com

Pas bien frin­guant en dé­but d’eu­ro, l’at­ta­quant de l’at­lé­ti­co de Ma­drid a ré­ga­lé dans l’axe face à l’eire et ou­vert le che­min des quarts aux Bleus.

Sous le feu des cri­tiques après sa pre­mière sor­tie ra­tée contre la Rou­ma­nie, An­toine Griez­mann les a fait taire, di­manche, lors du hui­tième de fi­nale rem­por­té au for­ceps contre l’eire (2­1), en grande par­tie grâce à son dou­blé. Même s’il re­fuse de ti­rer toute la cou­ver­ture à lui. « On gagne grâce à un groupe, pas grâce à un joueur », a­t­il ain­si fait sa­voir lors du point­presse des Bleus de dé­but de se­maine.

« Si avant l’écosse j’étais fa­ti­gué, là je me sens de mieux en mieux »

Ces cri­tiques sur­ve­nues en dé­but de tour­noi, l’at­ta­quant de l’at­lé­ti­co de Ma­drid s’en est aus­si ou­vert à cette oc­ca­sion. « Il faut les prendre, les ac­cep­ter, ça fait par­tie du mé­tier. Moi, je ne me pose pas de ques­tions. J’es­saye de faire de mon mieux sur le ter­rain. Si j’avais mis mes deux oc­ca­sions contre la Rou­ ma­nie, ce­la au­rait chan­gé beau­coup de choses. Je ne peux m’en prendre qu’à moi­même. Je me sens de mieux en mieux. Si avant le match de l’écosse, je me sen­tais fa­ti­gué, là ça va mieux. Les ki­nés et le staff ont bien bos­sé. Je suis en pleine forme ».

Plus grand monde n’en doute après sa pro­duc­tion abou­tie li­vrée contre l’eire, spé­cia­le­ment après la pause et son re­po­si­tion­ne­ment dans l’axe. « Là où je suis libre, où je fais ce que je veux », se­lon ses propres mots. Là aus­si où l’on de­vrait le re­trou­ver di­manche soir contre l’is­lande, ou c’est à n’y rien com­prendre… Ça ne suf­fi­ra peut­être pas pour se re­trou­ver dans le der­nier car­ré, mais ce­la de­vrait bien fa­ci­li­ter les choses ! An­toine Griez­mann a d’ailleurs sa pe­tite idée sur ce qu’il convien­dra de faire dans quatre jours pour avoir le der­ nier mot contre ces sur­pre­nants Nor­diques. En pre­mier lieu : « soi­gner nos pre­mières mi­nutes ». « Elles ne sont pas bonnes, voire très mau­vaises. On ne peut pas faire pire. On doit s’amé­lio­rer là­des­sus. Ça ne pas­se­ra pas à tous les matchs ». Il fau­dra aus­si bien gé­rer les sus­pen­sions de Ra­mi et de Kan­té, ce qui n’in­quiète guère le co­meilleur bu­teur de l’eu­ro. « Le groupe est fort. Ceux qui n’ont pas en­core eu de mi­nutes peuvent ap­por­ter des choses et se­ront au ni­veau dont l’équipe a be­soin. Je ne me fais au­cun sou­ci », a­t­il in­di­qué de­vant la presse.

Pas ques­tion pour lui de tran­cher entre Um­ti­ti et Man­ga­la dans le duel an­non­cé pour la place lais­sée va­cante en dé­fense cen­trale par Ra­mi. « Ce se­ra pa­reil avec l’un ou l’autre, on se­ra se­rein ». ■ Très sobre dans la cé­lé­bra­tion de ses buts de­puis le dé­but de l’eu­ro, An­toine Griez­mann a in­no­vé di­manche lors de sa se­conde réa­li­sa­tion contre l’eire, en imi­tant... un té­lé­phone (pho­to). Tout sauf une nou­veau­té pour ceux qui le suivent sous le maillot de l’at­lé­ti­co. « Je re­fais juste la danse du rap­peur (amé­ri­cain) Drake dans son clip Hot­line Bling. Je vou­lais le faire contre l’al­ba­nie, mais l’émo­tion était trop forte, comme sur le pre­mier but ».

GOLEADOR. An­toine Griez­mann, au­teur de trois réa­li­sa­tions, est dé­sor­mais l’un des co­meilleurs bu­teurs de l’eu­ro.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.