La Mann­schaft « n’est pas trau­ma­ti­sée »

Avant de re­trou­ver l’ita­lie en quarts de fi­nale, sa­me­di

La Montagne (Brive) - - Eu­ro 2016 -

L’al­le­magne « n’est pas trau­ma­ti­sée » par l’ita­lie, qu’elle n’a ja­mais bat­tue en phase fi­nale d’une com­pé­ti­tion of­fi­cielle, a as­su­ré Joa­chim Löw, à quatre jours du quart de fi­nale de l’eu­ro qui op­po­se­ra les deux équipes.

■ La qua­li­fi­ca­tion convain­cante pour les quarts de fi­nale a-t-elle fait du bien à l’équipe ? On a cer­tai­ne­ment fran­chi une pre­mière étape, mais il s’agit de ne pas bas­cu­ler dans l’eu­pho­rie. Je n’ai pas joint ma voix à ceux qui nous en­ter­raient après le match contre la Po­logne et je ne le fe­rai pas avec ceux qui nous collent l’éti­quette de grand fa­vo­ri après cette vic­toire contre la Slo­va­quie. Je crois que l’heure est à la mo­des­tie et à l’hu­mi­li­té.

■ Qu’avez-vous pen­sé de la qua­li­fi­ca­tion ita­lienne face à l’es­pagne ? Ils ont dis­pu­té un match vrai­ment convain­quant hier. Ce ne sont pas les Ita­liens qu’on connaît d’ha­bi­tude. Ils ne sont pas concen­trés que sur la dé­fense mais jouent aus­si très bien vers l’avant. Avant le tour­noi, tout le monde en­ter­rait l’ita­lie. Per­sonne ne croyait en eux, mais je sa­vais qu’ils avaient de la qua­li­té et pou­vaient être forts. On di­sait cette équipe est trop vieille, on di­sait qu’ils ne savent que dé­fendre. La réa­li­té, c’est que cette équipe est faite d’ex­pé­rience, de classe, avec une base dé­fen­sive. Ce sont des pré­re­quis pour rem­por­ter un tour­noi.

■ À quel type de match vous at­ten­dez vous ? Ce se­ra en­core un match très fer­mé. Quand on voit la fa­çon dont ils ont dé­fen­du face à l’es­pagne, on sait évi­dem­ment que c’est dans leur chair et dans leur sang de dé­fendre par­fois à neuf ou dix joueurs. Ils ré­duisent tel­le­ment les es­paces que même l’es­pagne qui est pour­tant ex­cel­lente à ce jeu, ne trouve pas la faille. Ils ont une dé­fense qui joue de­puis une éter­ni­té en­semble, ils peuvent jouer les yeux fer­més et ils ont de la qua­li­té de­vant. C’est une Ita­lie bien meilleure qu’en 2008, qu’en 2010 et même qu’en 2012.

■ Avez-vous en­core la dé­faite d’il y a quatre ans en tra­vers de la gorge ? En 2012, ce sont des choses qui peuvent ar­ri­ver à n’im­porte quel match. Mon idée tac­tique, c’était d’iso­ler Pir­lo, mais ce plan n’a pas fonc­tion­né et j’ai as­su­mé cette res­pon­sa­bi­li­té, évi­dem­ment. On avait beau­coup ré­flé­chi, mais en face il y a 11 ad­ver­saires et par­fois ils rem­portent leurs duels. Il peut aus­si y avoir des er­reurs in­di­vi­duelles, comme on en a com­mis sur le pre­mier but de Ba­lo­tel­li. Ce jour­là, on a tous pas fait la per­for­mance qu’on au­rait dû faire. J’ai beau­coup re­pen­sé à ce match, et cette dé­faite très dou­lou­reuse m’a beau­coup ai­dé pour 2014. C’était une bonne le­çon. ■

COACH. Löw s’at­tend à un match très fer­mé.

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