Stur­geon en­cou­ra­gée mais « il n’y au­ra pas de voie fa­cile »

La Montagne (Brive) - - France & Monde -

La Pre­mière mi­nistre écos­saise, Ni­co­la Stur­geon, s’est dite « en­cou­ra­gée » par sa vi­site à Bruxelles hier. Elle a tou­te­fois re­con­nu qu’il n’y au­rait « pas de voie fa­cile » pour l’écosse pen­dant la pé­riode post-brexit.

« Je suis en­cou­ra­gée par la vo­lon­té d’écoute que j’ai trou­vée au­jourd’hui », a dé­cla­ré Ni­co­la Stur­geon lors d’une confé­rence de presse clô­tu­rant sa jour­née à Bruxelles où elle a ren­con­tré no­tam­ment les pré­si­dents de la Com­mis­sion, Jean­claude Jun­cker, et du Par­le­ment eu­ro­péen, Mar­tin Schulz.

Mais, a­t­elle re­con­nu, ce­la ne se tra­dui­ra pas par « une voie toute tra­cée » pour l’écosse, qui, con­trai­re­ment au Royaume­uni, a vo­té en ma­jo­ri­té pour res­ter au sein de L’UE.

« Je quitte Bruxelles pleine d’es­poir et op­ti­

Sur le pa­pier, les Al­liés ont l’avan­tage: un bon ré­seau de com­mu­ni­ca­tions à l’ar­rière, trois ar­mées bri­tan­niques, deux ar­mées fran­çaises, et l’ar­tille­rie à l’ave­nant. En face, les Al­le­mands dis­posent d’une seule ar­mée. Mais jouissent ce­pen­dant d’un atout : trois lignes de tran­chées bien for­ti­fiées et à l’ar­rière, des vil­lages for­ti­fiés re­liés entre eux.

Le 24 juin 1916, les Al­liés ouvrent le feu ; l’op­ti­misme est de mise. Une se­maine de tirs d’obus de­vrait sa­per les dé­fenses al­le­mandes. Mais lors­qu’au ma­tin du 1er juillet, les Bri­tan­niques avancent au pas vers les lignes al­le­mandes, grande est leur dés­illu­sion : les Al­le­mands les mi­traillent, de­puis leurs tran­chées qua­si­ment in­tactes… Dans les six pre­mières mi­nutes, 30.000 sol­dats bri­tan­niques sont bles­sés ou tués.

Loin du front, mal ren­sei­gnés, les of­fi­ciers bri­tan­niques s’en­têtent. Jus­qu’à mi­di, ils or­don­ne­ront la pour­suite des vagues d’as­saut sui­ci­daires. À l’is­sue de la jour­née, on compte près de 20.000 morts et 40.000 bles­sés cô­té Royau­meU­ni, quand les Al­le­mands n’ont per­du « que » 6.000 hommes. Seule conso­la­tion pour les Al­liés : les se­maines sui­vantes, l’ar­mée al­le­mande re­tire 35 di­vi­sions du front de Ver­dun pour ren­for­cer ce­lui de la Somme, tan­dis que miste », a lan­cé la di­ri­geante du par­ti in­dé­pen­dan­tiste SNP. « Ce que je cherche à faire, une fois que les né­go­cia­tions entre le Royaume­uni et L’UE au­ront com­men­cé, c’est que toutes les op­tions soient prises en compte et que l’écosse soit res­pec­tée », a­t­elle ex­pli­qué.

Ni­co­la Stur­geon te­nait ain­si une pro­messe faite des mois avant la te­nue du ré­fé­ren­dum bri­tan­nique, de dé­fendre les in­té­rêts de l’écosse en cas de Brexit.

Ra­joy s’op­pose

De son cô­té, l’es­pagne, confron­tée à la me­nace d’une in­dé­pen­dance de la Ca­ta­logne, s’op­pose à ce que l’écosse soit par­tie pre­nante de toute né­go­cia­tion post­brexit avec L’UE, a dé­cla­ré hier à Bruxelles le chef du gou­ver­ne­ment es­pa­gnol Ma­ria­no Ra­joy, à l’is­sue de la réunion. ■ les Fran­çais pro­gressent un peu.

La ba­taille de la Somme va du­rer cinq mois. Des deux cô­tés, les gé­né­raux se ré­vèlent in­ca­pables d’adap­ter leur tac­tique aux ar­me­ments mo­dernes, lan­çant leurs sol­dats dans des of­fen­sives et contre­of­fen­sives ab­surdes, in­utiles et meur­trières. L’au­tomne ar­ri­vé, la pluie trans­forme le champ de ba­taille en bour­bier, et les Al­liés dé­cident de stop­per la ba­taille le 18 novembre 1916.

En cinq mois, les Al­liés n’au­ront ga­gné qu’en­vi­ron 10 ki­lo­mètres. Ils n’au­ront pas at­teint leurs ob­jec­tifs prin­ci­paux, Ba­paume et Pé­ronne. La per­cée du front al­le­mand, par la­quelle Joffre es­pé­rait re­ve­nir à une guerre de mou­ve­ment, n’au­ra pas eu lieu non plus.

La ba­taille de la Somme lais­se­ra tout de même deux in­no­va­tions : le tour­nage du pre­mier long­mé­trage do­cu­men­taire sur la guerre, et l’uti­li­sa­tion des pre­miers chars d’as­saut. Rien de na­ture à faire ou­blier le mil­lion d’hommes tués, bles­sés ou dis­pa­rus, par­mi les­quels 200.00 Fran­çais, 400.000 Bri­tan­niques et 450.000 Al­le­mands, ce qui fait de la ba­taille de la Somme le plus lourd échec de l’ar­mée bri­tan­nique en termes de pertes hu­maines, toutes guerres confon­dues, et l’une des ba­tailles les plus meur­trières de l’his­toire mo­derne.

PHOTO AFP

PRE­MIÈRE MI­NISTRE. Ni­co­la Stur­geon a ren­con­tré le pré­sident Jean-claude Jun­cker.

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