Une Eu­rope à deux vi­tesses

Jean­ch­ris­tophe La­garde, pré­sident de L’UDI, à Centre France

La Montagne (Brive) - - France & Monde - Jean-paul Gon­deau 4195,32 pts 2832,18 pts

Jean-ch­ris­tophe La­garde pré­sident de L’UDI ac­cable Er­do­gan et sou­haite le dé­part « claire et ra­pide » de la Grande-bre­tagne.

En vi­site dans l’ag­glo­mé­ra­tion cler­mon­toise, Jean­ch­ris­tophe La­garde s’est ex­pri­mé sur l’ac­tua­li­té du mo­ment.

■ Vous ac­cu­sez Er­do­gan d’am­bi­gui­té vis-à-vis du ter­ro­risme… L’ob­ses­sion du pro­blème Kurde chez Er­do­gan a pré­va­lu. Oui, mon­sieur Er­do­gan est un al­lié cu­rieux… Au­jourd’hui, il ne peut plus te­nir cette po­si­tion am­bi­guë et nous ne pou­vons plus l’ac­cep­ter. La dé­sta­bi­li­sa­tion de son propre pays est en jeu par les at­ten­tats de Daesh et la guerre contre les Kurdes qu’il a lui même ral­lu­mé.

■ Se­lon vous, le res­pon­sable du Brexit se­rait Jacques Chi­rac qui a ou­vert L’UE aux pays de l’est en 2004… Je par­tage l’idée de Va­lé­ry Gis­card d’es­taing qui l’a écrite dés 1995 : à par­tir du mo­ment où on élar­git l’eu­rope, on change sa na­ + 2,60 % ture. Et si on change sa na­ture, il faut ac­cep­ter qu’il y ait deux Eu­rope : une Eu­rope qui est un vaste mar­ché et une Eu­rope politique. Dans le cas de la pre­mière, pour faire du com­merce, nulle be­soin de la com­mis­sion et du par­le­ment eu­ro­péens ! mais si on a fait l’eu­rope, c’est pour avoir avant tout un pro­jet politique que re­ L’ÉVO­LU­TION DU CAC 40 + 2,66 % Var. 31/12 : - 9,53 % jettent cer­tains États membres. Avan­çons avec ceux qui en veulent pour af­fir­mer cette sou­ve­rai­ne­té politique eu­ro­péenne.

■ Mais com­ment l’af­fir­mer hors la Grande-bre­tagne ? Pre­miè­re­ment, on laisse la porte ou­verte aux Écos­sais et aux Ir­lan­dais s’ils veulent nous re­joindre. Deuxiè­me­ment, la sor­tie de la Grande­bre­tagne doit être ra­pide et claire si­non elle au­ra les avan­tages d’un es­pace éco­no­mique com­mun sans en avoir les contraintes. Elle reste un pays ami mais un pays concur­rent.

■ Que faut-il faire de la loi Tra­vail ? Elle est un symp­tôme et en au­cun cas une so­lu­tion. Le symp­tôme de fai­blesse d’un gou­ver­ne­ment qui avait une idée juste et qui l’a aban­don­né à la pre­mière pan­carte de ma­ni­fes­ta­tion. Au­jourd’hui, quand on a 85 % de gens qui sont em­bau­chés en CDD, c’est qu’il y a un pro­blème avec les CDI… Avec un texte vide on crée une frac­ture, une vio­lence so­ciale pen­dant plu­sieurs mois. Très fran­che­ment, il est temps qu’on en ter­mine!

■ Pas de par­ti­ci­pa­tion à la pri­maire des Ré­pu­bli­cains, c’est dé­fi­ni­tif ? Nous sou­hai­tons une coa­li­tion et re­fu­sons le par­ti unique. Si les Ré­pu­bli­cains avaient toutes les bonnes idées, ce­la se sau­rait ! Ils ont tel­le­ment eu le pou­voir de­puis 35 ans… ■

PHOTO FRED MARQUET

MANDATS. Le pré­sident na­tio­nal de L’UDI est éga­le­ment maire de Dran­cy et dé­pu­té de Seine-saint-de­nis.

CAC 40

Eu­ros­toxx50

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