■ « EN MARCHE ! »

Des pistes pour ré­pondre au « ma­laise dé­mo­cra­tique »

La Montagne (Brive) - - La Une -

Ma­cron pré­sente ses pistes pour ré­pondre au « ma­laise dé­mo­cra­tique »

Alors qu’il n’a tou­jours pas of­fi­ciel­le­ment an­non­cé sa can­di­da­ture à la pré­si­den­tielle, Em­ma­nuel Ma­cron es­quisse les grands axes de son pro­jet.

Àdeux jours d’une in­ter­ven­tion de Fran­çois Hol­lande sur le thème « re­faire la dé­mo­cra­tie », Em­ma­nuel Ma­cron a dé­voi­lé, hier soir, à Stras­bourg, ses pre­mières pistes pour ré­pondre au « ma­laise dé­mo­cra­tique ». Au cours d’un mee­ting ras­sem­blant plus d’un mil­lier de ses par­ti­sans, l’ex­mi­nistre a mar­te­lé qu’il vou­lait d’abord pré­sen­ter son « diag­nos­tic » sur l’état de la France.

Ce mee­ting était le pre­mier d’une sé­rie de trois de­vant per­mettre à l’ex­mi­nistre, pas can­di­dat à ce stade à l’élec­tion pré­si­den­tielle, de pré­sen­ter ce diag­nos­tic : après ce­lui d’hier sur le thème de « la vie en­ga­gée », deux autres sui­vront, l’un au Mans le 11 oc­tobre sur la « vie quo­ti­dienne, les su­jets éco­no­miques et so­ciaux », et l’autre à Mont­pel­lier, le 18, sur les su­jets de la « vie en­semble, l’in­té­gra­tion ».

Plus tôt dans la jour­née, le fon­da­teur d’en marche ! a ex­pli­qué avoir iden­ti­fié trois « pro­blèmes » de fond : manque « d’adhé­sion » à la dé­mo­cra­tie, faute de re­pré­sen­ta­ti­vi­té des élus et d’as­so­cia­tion des ci­toyens, trop faible « res­pon­sa­bi­li­té » des élus et du gou­ver­ne­ment de­vant les ci­toyens, manque d’« ef­fi­ca­ci­té » des po­li­tiques pu­bliques.

Pre­mier axe : la dé­mo­cra­tie est « re­je­tée ». Pour ré­pondre aux doutes sur la re­pré­sen­ta­ti­vi­té des élus, Em­ma­nuel Ma­cron pro­pose l’in­tro­duc­tion d’une dose de pro­por­tion­nelle, car « on ne règle pas les ex­trêmes, la dif­fi­cul­té dé­mo­cra­tique que pose par exemple la pré­sence du Front na­tio­nal dans la re­pré­sen­ta­tion de notre pays, en l’ex­cluant. Au contraire, on les ren­force ». Em­ma­nuel Ma­cron, qui ne s’est ja­mais pré­sen­té à une élec­tion, sou­haite en­suite ré­flé­chir à al­ler « au­de­là de ce qui a été fait au cours de ce man­dat » concer­nant la li­mi­ta­tion des man­dats.

Deuxième su­jet, ce­lui de la « res­pon­sa­bi­li­té » des élus de­vant les ci­toyens. Pour Em­ma­nuel Ma­cron, c’est avant tout un pro­blème de « pra­tique » po­li­tique, et non de norme, même s’il ne « ferme pas le dé­bat » quant à d’éven­tuels chan­ge­ments consti­tu­tion­nels. L’es­sen­tiel, c’est la « clar­té de l’en­ga­ge­ment ini­tial », avec un en­ga­ge­ment sur « dix ou douze » orien­ta­tion phares.

Troi­sième axe, « ce­lui de l’ef­fi­ca­ci­té ». Em­ma­nuel Ma­cron veut mar­cher sur les traces de Mi­chel Ro­card, en pro­mou­vant « un vrai prin­cipe d’au­to­no­mie et de dé­con­cen­tra­tion », et en confor­tant la « dé­cen­tra­li­sa­tion ». Il veut en­fin « ou­vrir une voie de dé­vo­lu­tion en di­rec­tion de la so­cié­té ci­vile ». « Sur des ac­tions clés de notre so­cié­té », « par exemple sur la ges­tion de cer­tains grands risques », « il y a des choses qu’on peut re­mettre au sec­teur pri­vé, à des as­so­cia­tions », a­t­il sou­li­gné. ■

Fu­tur di­rec­teur de cam­pagne ? Le di­rec­teur gé­né­ral ad­joint du pôle mé­dias du groupe SFR, fi­liale du groupe Al­tice, Ber­nard Mou­rad, a dé­mis­sion­né de l’en­semble de ses fonc­tions pour « se lan­cer en po­li­tique ». Il pour­rait de­ve­nir le di­rec­teur de cam­pagne d’em­ma­nuel Ma­cron une fois sa can­di­da­ture à la pré­si­den­tielle of­fi­cia­li­sée.

PHO­TO AFP

MEE­TING. Em­ma­nuel Ma­cron hier à Stras­bourg.

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