Une Pause gaillarde qui se veut saine

De­puis le 4 avril, la ca­fé­té­ria du bâ­ti­ment Saint­ger­main pro­pose ses plats faits mai­son

La Montagne (Brive) - - Brive Tour De Ville - Vir­gi­nie Fillâtre vir­gi­nie.fillatre@cen­tre­france.com

Ou­verte de­puis le 4 avril, la ca­fé­té­ria ins­tal­lée dans l’im­meuble Saint-ger­main s’at­tache à pro­po­ser une res­tau­ra­tion ra­pide ar­ti­sa­nale et in­no­vante.

«On a pas­sé le round d’ob­ser­va­tion. Dé­sor­mais, les gens n’hé­sitent pas à fran­chir la porte ». Pour le plus grand plai­sir d’au­rore Mo­reau et de Ch­ris­tophe Bordas, tous deux em­bar­qués dans l’aven­ture de la Pause gaillarde.

Une ca­fé­té­ria née de la ren­contre entre le gé­rant de la bou­lan­ge­rie­pâ­tis­se­rie La Mie gaillarde et l’an­cienne pro­prié­taire d’un food truck : « Au­rore ve­nait cher­cher son pain chez moi. C’est comme ça qu’on s’est connu », confie Ch­ris­tophe. Et que le pro­jet de se po­si­tion­ner sur l’es­pace res­tau­ra­tion pré­vu dans l’im­meuble Saint­ger­main (à cô­té de la cli­nique) a ger­mé. « Les tra­vaux de l’ave­nue Ken­ne­dy, où La Mie gaillarde est ins­tal­lée, m’ont in­ci­té à sai­sir cette op­por­tu­ni­té d’ou­vrir une autre an­tenne ».

Mais une an­tenne qui s’ap­puie sur la com­pé­tence d’au­rore, cui­si­nière de for­ma­tion, pour dé­ve­lop­per une pe­tite res­tau­ra­tion froide et chaude : « Tous les plats cui­si­nés sont pen­sés, étu­diés en fonc­tion des sai­sons, des pro­duits que l’on peut trou­ver et que l’on adapte aux de­mandes et be­soins de la clien­ tèle ». Des plats fa­bri­qués mai­son et cuits dans le la­bo­ra­toire de la Mie gaillarde avant d’être mis en bo­caux, pour être ré­chauf­fés, à la ca­fé­té­ria, au bain­ma­rie. « Tout ce qui est froid, en re­vanche, est pré­pa­ré sur place. Nous ne sommes pas une chaîne. Nous sa­vons ce que nous met­tons dans chaque plat et pou­vons ain­si ren­sei­gner les per­sonnes, no­tam­ment en cas d’al­ler­gie ».

Pro­po­ser une res­tau­ra­tion ra­pide saine, tel est le cre­do d’au­rore et Ch­ris­tophe : « Dans un bâ­ti­ment fré­quen­té par des mé­de­cins, des pa­tients et du per­son­nel de san­té, ça nous pa­raît in­dis­pen­sable de faire at­ ten­tion ». D’au­tant qu’ils re­pré­sentent près de 80 % de la clien­tèle, le reste étant com­po­sé des gens du quar­tier et des ha­bi­tués de la Mie Gaillarde, lorsque celle­ci est fer­mée, es­sen­tiel­le­ment consom­ma­teurs de vien­noi­se­rie, de pain et de pâ­tis­se­rie.

« Nous sommes à l’écoute des be­soins de la clien­tèle »

« Beau­coup de gens pensent en­core que l’im­meuble est ré­ser­vé à la cli­nique. Nous souf­frons tou­jours, plus de cinq mois après l’ou­ver­ture, d’un manque de vi­si­bi­li­té. Il faut du temps pour que les ha­bi­tudes se prennent ».

En at­ten­dant, Au­rore ne manque pas d’idées pour dé­ve­lop­per l’af­faire : « Nous es­sayons de nous dis­tin­guer en pro­po­sant des choses in­no­vantes. Et voir comment ça marche. Nous al­lons aus­si, bien sûr, évo­luer en fonc­tion des pro­jets de dé­ve­lop­pe­ment fu­turs de la cli­nique ». ■

PHO­TO PAS­CAL PERROUIN

RA­PIDE. Au­rore et Ch­ris­tophe dé­si­reux de dé­ve­lop­per une pe­tite res­tau­ra­tion mai­son, chaude et froide.

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