Sa­voir dire « non » se­rei­ne­ment

Le dé­mar­chage à do­mi­cile de plus en plus pro­blé­ma­tique

La Montagne (Brive) - - Brive Vivre Sa Ville -

Une con­fé­rence or­ga­ni­sée en par­te­na­riat avec l’as­so­cia­tion UFC Que Choi­sir, in­ti­tu­lée : le dé­mar­chage à do­mi­cile, ayez les bons ré­flexes ! » au­ra lieu, jeu­di 6 oc­tobre, à 14 heures, salle du Pont du Buy.

L’ob­jec­tif de la ren­contre, jeu­di, salle du Pont du Buy, à 14 heures, est de sen­si­bi­li­ser les per­sonnes pré­sentes, vic­times ou non d’ar­naques en tous genres, sur les com­por­te­ments à adop­ter face aux sol­li­ci­ta­tions nom­breuses liées à une pra­tique com­mer­ciale agres­sive et abu­sive.

Les es­crocs ri­va­lisent d’ima­gi­na­tion et les ruses et stra­ta­gèmes uti­li­sés ne laissent que peu d’al­ter­na­tives. Des sol­li­ci­ta­tions ré­pé­tées, in­sis­tantes al­tèrent de ma­nière si­gni­fi­ca­tive notre li­ber­té de choix.

La vul­né­ra­bi­li­té, c’est l’af­faire de tous parce que l’abus de fai­blesse peut ré­sul­ter d’un âge avan­cé, d’un mau­vais état de san­té, d’une mau­vaise com­pré­hen­sion de la langue, mais aus­si d’une fra­gi­li­té mo­men­ta­née liée à des cir­cons­tances dé­fa­vo­rables, à l’ur­gence d’une si­tua­tion.

En prin­cipe, l’abus de fai­blesse pré­vu au code de la consom­ma­tion s’ap­plique sur­tout au dé­mar­chage à do­mi­cile. Pour que le dé­lit soit consti­tué, le ven­deur doit avoir abu­sé « de la fai­blesse ou de l’ignorance d’une per­sonne pour lui faire sous­crire des en­ga­ge­ments au comp­tant ou à cré­dit sous quelque forme que ce soit ». Par exemple, l’ins­tal­la­tion d’une éo­lienne d’un prix trois fois su­pé­rieur à la nor­male, l’équi­pe­ment de pan­neaux pho­to­vol­taïques…

La pré­ven­tion des abus de fai­blesse passe par le dia­logue et la connais­sance des règles élé­men­taires pour sa­voir dire « non » en toute quié­tude.

La qua­li­té d’in­ter­ven­tion des pro­fes­sion­nels dans ce do­maine et pré­sents à cette con­fé­rence ne fait au­cun doute. Ils vont ten­ter tout au long de l’après­ mi­di de mu­tua­li­ser leur ex­pé­rience et mettre en évi­dence des orien­ta­tions et pro­po­si­tions pour éra­di­quer les craintes et le sen­ti­ment d’in­suf­fi­sance face à ces pro­fes­sion­nels de l’ar­naque.

L’après­mi­di va s’or­ga­ni­ser au­tour de deux as­pects ; Mau­rice Marre abor­de­ra les ma­noeuvres et tac­tiques uti­li­sées par les es­crocs.

Pierre Pey­rat re­pré­sen­tant In­fo­éner­gie et qui par­le­ra plus par­ti­cu­liè­re­ment de l’uti­li­té des pan­neaux pho­to­vol­taïques que l’on veut nous contraindre à ins­tal­ler.

Ch­ris­tian Mo­nange, ju­riste de for­ma­tion, abor­de­ra dans le dé­tail l’as­pect ju­ri­dique du dé­mar­chage à do­mi­cile, les re­cours et le dé­pôt de plainte,

Cha­cun pour­ra faire part de son ex­pé­rience ou de celle d’un proche et abon­der le dé­bat.

Même s’il reste en­core beau­coup à faire en ma­tière de pré­ven­tion, le thème de cette con­fé­rence confirme une nou­velle fois la né­ces­si­té de pro­mou­voir ce type d’échanges. ■ Ren­sei­gne­ments : 05.55.18.18.90 ou 05.55.92.96.78 et www.brive.fr

ES­CRO­QUE­RIE. La con­fé­rence se pro­pose d’éclai­rer le pu­blic sur les mé­thodes des es­crocs et les bonnes at­ti­tudes à adop­ter.

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