Laurent Kos­ciel­ny : « J’ai pris de l’ex­pé­rience et de la ma­tu­ri­té »

La Montagne (Brive) - - Sports L'actu Nationale -

In­dis­cu­table en dé­fense cen­trale de l’équipe de France et au­teur d’un bel Eu­ro, Laurent Kos­ciel­ny a conscience d’avoir em­ma­ga­si­né de « l’ex­pé­rience et de la ma­tu­ri­té » après des dé­buts contras­tés en bleu. ■ Etes-vous in­té­res­sé par le bras­sard de ca­pi­taine ou un rôle de lea­der en bleu ? Le bras­sard, il va très bien à Hu­go (Llo­ris, ndlr). Il a le lea­der­ship sur le ter­rain et en de­hors. Je suis là pour ai­der l’équipe à avoir les meilleurs ré­sul­tats pos­sibles avec mon tra­vail sur le ter­rain. Je ne suis pas comme Pat Evra qui parle beau­coup au groupe et mo­tive les joueurs. C’est plus par l’exem­pla­ri­té sur le ter­rain que j’es­saye d’avoir un rôle de lea­der. ■ Comment jus­te­ment pal­lier l’ab­sence d’evra en termes de lea­der­ship ? Pat pre­nait de la place dans le groupe, dans le ves­tiaire et sur le ter­rain. Mais il y a des joueurs qui font par­tie de ce groupe et qui sont aus­si ca­pables de prendre la pa­role. Je pense à Hu­go (Llo­ris, ndlr), Paul (Pog­ba, ndlr), Gri­zou (An­toine Griez­mann, ndlr), qui amènent de la mo­ti­va­tion dans le groupe et ont les mots justes.

■ La France va af­fron­ter la Bul­ga­rie ven­dre­di. Que vous évoque le fa­meux France - Bul­ga­rie de 1993 ? J’en ai en­ten­du par­ler mais j’avais 8 ans, c’est as­sez loin­tain. Il y avait la dé­faite dans les der­niers ins­tants et la non­qua­li­fi­ca­tion pour la Coupe du monde. Mais ça ap­par­tient au pas­sé. ■ Quelle a été l’im­por­tance d’ar­sène Wen­ger dans votre car­rière ? C’est lui qui m’a don­né la pos­si­bi­li­té d’évo­luer dans un grand club. Il a pris le risque de m’ache­ter dans un pe­tit club (Lo­rient, ndlr), de me fa­çon­ner, de me faire gran­dir. Il a réus­si son pa­ri et j’es­saye de lui prou­ver chaque week­end qu’il a eu rai­son de me faire confiance. Mais de­puis 20 ans, je ne suis pas le seul exemple de ce type à Ar­se­nal. ■ Est-ce pos­sible de pro­gres­ser en­core à vôtre âge (31 ans) ? J’ai pris de l’ex­pé­rience et de la ma­tu­ri­té. Je prends ra­re­ment des car­tons jaunes et des pe­nal­ties de­puis pas mal de temps. C’est un dé­faut que j’ai réus­si à gom­mer. Je peux ga­gner plus de duels aé­riens, ça de­mande du temps mais j’es­père y ar­ri­ver. J’es­saye de faire mes matchs quand je suis ap­pe­lé en équipe de France. Je pense avoir fait un bon Eu­ro. Mais il n’y a pas eu de dé­clic. Je me sens de mieux en mieux, bien dans ma peau, se­rein. Est­ce que c’est la tren­taine ? Je ne sais pas. ■ Que vous ins­pirent les dif­fi­cul­tés ac­tuelles d’oli­vier Gi­roud, votre co­équi­pier à Ar­se­nal ? Il est dans une si­tua­tion dé­li­cate. On est ren­tré tard après l’eu­ro, on a re­pris en dé­ca­lé. On a mis plus de temps à être prêt, Olive un peu plus. Il y a de la concur­rence de­vant et Alexy San­chez marche sur l’eau, c’est com­pli­qué de l’en­le­ver du onze mais Olive, il en a vu d’autres. La sai­son est longue et il au­ra son mot à dire. ■ Qu’est-ce que ce­la change de s’em­bar­quer dans une phase qua­li­fi­ca­tive après deux ans de matchs ami­caux ? Ce sont des matchs très im­por­tants, on est tout de suite dans le bain. Il nous faut des au­to­ma­tismes et avoir des ré­sul­tats parce qu’il y a les trois points au bout. ■

KOS­CIEL­NY. « Je me sens bien dans ma peau, se­rein. »

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