Les cen­tristes pré­fèrent Jup­pé

Nom­breux sou­tiens pour le maire de Bor­deaux

La Montagne (Brive) - - France & Monde Actualités -

À moins de deux mois de la pri­maire de la droite, les cen­tristes sortent peu à peu du bois, en ordre dis­per­sé mais avec une nette pré­fé­rence pour Alain Jup­pé.

Der­nier sou­tien en date pour le maire de Bor­deaux : Phi­lippe Vi­gier, pa­tron des dé­pu­tés UDI. Se­lon lui, beau­coup de par­le­men­taires UDI ont fait de même, avec en ligne de mire l’es­poir d’un « groupe cen­tral puis­sant à l’as­sem­blée ».

Quelques dé­pu­tés UDI, comme Charles de Cour­son, avaient dé­jà op­té de­puis long­temps pour l’an­cien Pre­mier mi­nistre.

Le Par­ti ra­di­cal, une des com­po­santes de L’UDI, fe­ra lui son choix le 12 oc­tobre avec au me­nu deux ques­tions : « la ques­tion de sa­voir si on s’en­gage dans la cam­pagne et pour qui on ap­pelle à vo­ter », ex­plique Laurent Hé­nart, maire de Nan­cy et pré­sident du par­ti. Cer­tains ra­di­caux marquent dé­jà leur pré­fé­rence pour Alain Jup­pé.

« Les ra­di­caux ne sont pas à contre­cou­rant de L’UDI et du Modem », ex­plique Laurent Hé­nart. Cô­té Modem, les choses sont claires. Son pré­sident, Fran­çois Bay­rou, a choi­si de sou­te­nir l’an­cien Pre­mier mi­nistre. Il n’ira pas per­son­nel­le­ment vo­ter à la pri­maire pour ne pas être lié par le ré­sul­tat, mais en­cou­rage ses amis à y al­ler. Et si Ni­co­las Sar­ko­zy sort vic­to­rieux du scru­tin des 20 et 27 no­vembre, il a pré­ve­nu qu’il se pré­sen­te­rait une qua­trième fois à l’élec­tion pré­si­den­tielle.

Co­té UDI, le che­min a été plus si­nueux. Il faut dire qu’avant chaque pré­si­den­tielle, il y a dis­per­sion chez les cen­tristes.

En mars der­nier, un con­grès de L’UDI (qui re­groupe Par­ti ra­di­cal, Nou­veau Centre, Al­liance Cen­triste, adhé­rents di­rects, etc.) a dé­ci­dé de ne pas par­ti­ci­per à la pri­maire, c’est­àdire de ne pas pré­sen­ter de can­di­dat cen­triste à cette pri­maire ini­tia­le­ment bap­ti­sée « de la droite et du centre ». En cause : l’ab­sence d’ac­cord avec le par­ti Les Ré­pu­bli­cains sur une pla­te­forme com­mune et des in­ves­ti­tures aux lé­gis­la­tives, alors que Ni­co­las Sar­ko­zy, pré­sident de LR à l’époque, et des can­di­dats de la pri­maire, dont Jup­pé, s’échar­paient pré­ci­sé­ment sur la date à la­quelle il fal­lait faire les in­ves­ti­tures.

« Po­si­tion col­lec­tive »

De­puis, L’UDI a évo­lué. Son pré­sident, Jean­ch­ris­tophe La­garde, in­cite dé­sor­mais les cen­tristes à vo­ter et pro­met une po­si­tion « col­lec­tive » pour bien­tôt. Car pour lui, « la mul­ti­pli­ca­tion des po­si­tions in­di­vi­duelles n’a au­cun ef­fet élec­to­ral ».

Par­mi les par­le­men­taires cen­tristes, il a cal­cu­lé qu’un tiers s’est dé­jà pro­non­cé – très ma­jo­ri­tai­re­ment pour Jup­pé – et que les deux autres tiers n’ont en­core rien dit.

Lui ne s’est pas pro­non­cé, mais ne mé­nage pas ses cri­tiques contre Ni­co­las Sar­ko­zy, comme par exemple au su­jet de sa phrase sur les Gau­lois, qui « nuit à l’in­tel­li­gence po­li­tique » avec à la clé un « dé­bat in­sul­tant ». ■

PHO­TO AFP

PHI­LIPPE VI­GIER. Le pa­tron des dé­pu­tés UDI sou­tient Jup­pé avec en ligne de mire « un groupe cen­tral puis­sant ».

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