Jules Plis­son : « Je me suis créé une pe­tite ca­ra­pace »

Stade Français

La Montagne (Brive) - - Sport -

L’ou­vreur du Stade Français, Jules Plis­son, s’est « créé une pe­tite ca­ra­pace pour ne pas être tou­ché » par les cri­tiques sur ses ca­rences en dé­fense ou son in­cons­tance face au but, confie-t-il avant son re­tour après trois se­maines de sus­pen­sion, sa­me­di, contre le Ra­cing 92. ■ ■ On vous ima­gine im­pa­tient de re­trou­ver la com­pé­ti­tion ? Oui, c’était long. Ce­la m’a per­mis de faire du phy­sique. Je n’en avais pas spé­cia­le­ment be­soin, mais ça fait du bien mal­gré tout de pou­voir cou­per. J’ai es­sayé de faire tout ce qu’on m’avait de­man­dé de faire et d’ai­der les co­pains au maxi­mum à l’en­traî­ne­ment pour qu’ils pré­parent bien leurs matches. J’ai es­sayé aus­si de trou­ver le po­si­tif. J’ai pu me po­ser les bonnes ques­tions et conti­nuer à tra­vailler dans mon coin, sans que per­sonne ne vienne me dé­ran­ger. ■ Quelles sont ces bonnes ques­tions ? Des ques­tions sur tout, le car­ton rouge, la sai­son, ce que je dois per­fec­tion­ner, les do­maines dans les­quels je dois vrai­ment m’amé­lio­rer. Il y en a pas mal dans les­quels je dois conti­nuer à tra­vailler. ■ Votre dé­fense no­tam­ment, poin­tée du doigt par le sé­lec­tion­neur du XV de France Guy No­vès en Ar­gen­tine en juin et pour la­quelle vous êtes sou­vent cri­ti­qué ? Oui, c’est tou­jours ce qui re­vient à mon su­jet. Après, je sais ce que je dois faire pour ar­rê­ter d’être cri­ti­qué dans ce do­maine­là. Je conti­nue à la tra­vailler. Et c’est sur­tout dans la tête : sur cer­tains matches, je suis très bien, sur d’autres je suis moins bien. Or il faut sur­tout être cons­tant et ne pas se mettre plus de pres­sion que ce­la. ■ En avez-vous as­sez qu’on re­vienne tou­jours sur vos ca­rences en dé­fense ou votre in­cons­tance face au but ? Non car c’est votre rôle. Si j’étais plus cons­tant, on n’en par­le­rait pas. Je me suis créé une pe­tite ca­ra­pace pour ne pas être tou­ché par ça. En re­vanche, mon en­tou­rage peut être un peu plus tou­ché. Mais c’est le jeu du sport pro­fes­sion­nel. Pour le but, j’ai chan­gé ma fa­çon de ta­per de­puis que je suis sus­pen­du car je n’avais plus de sen­sa­tions. ■

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