Nicolas Po­ret nou­veau pré­sident du GIE des li­braires

J­28 jours de la ma­ni­fes­ta­tion qui re­grou­pe­ra, du 4 au 6 no­vembre, plus de 300 au­teurs

La Montagne (Brive) - - La Une - Blan­dine Hu­tin-mer­cier blan­dine.hu­tin@cen­tre­france.com

Le GIE des li­braires oc­cupe une place cen­trale dans l’or­ga­ni­sa­tion de la Foire du livre. Son nou­veau pré­sident, Nicolas Po­ret, a un oeil sur tout.

Pas une réunion d’or­ga­ni­sa­tion sans lui, pas une dé­ci­sion dont il ne soit aver­ti. De la liste des au­teurs aux me­sures ren­for­cées de sé­cu­ri­té, le nou­veau pré­sident du GIE (Grou­pe­ment d’in­té­rêt éco­no­mique) des li­braires a l’oeil sur tout !

Un an qu’il est li­braire à Bulles de pa­pier et dé­jà, Nicolas Po­ret a eu en­vie de s’en­ga­ger plus avant. « Il fal­lait que ça tourne, ré­sume­t­il. A la tête du GIE, il y a tou­jours eu les puis­sants. Moi, je vou­lais ins­tau­rer une cer­taine dé­mo­cra­tie, une autre vi­sion aus­si ». Une question de chiffres d’af­faires, mais pas seule­ment. « Faire du chiffre, ok, c’est né­ces­saire, mais au­de­là, il faut sur­tout faire dé­cou­vrir aux gens des livres et nos ac­ti­vi­tés. La Foire est aus­si un gros mo­ment pour les li­brai­ries, les gens sortent de la halle, ils y viennent ».

Lo­gis­tique

Pas question pour le GIE de faire de l’ani­ma­tion ; c’est dans la phi­lo­so­phie que tout se joue. Parce que pour les cinq ad­mi­nis­tra­teurs et son pré­sident, ces der­niers temps ne leur per­mettent guère de se plon­ger dans les livres ! « Le GIE a avant tout un rôle de lo­gis­tique », ré­sume Nicolas Po­ret. De mu­tua­li­sa­tion des tâches in­com­bant à cha­cun des li­braires membres.

Il s’agit, dès le prin­temps, d’em­bau­cher les équipes qui oeu­vre­ront sur les stands. Les pe­tites mains der­rière les au­teurs, qui en­caissent et em­ballent les livres, c’est le GIE qui les re­crute et les paye ; 500 € par per­sonne pour cinq jours de tra­vail, du jeu­di d’avant­foire au lun­di d’après. Les étu­diants des ori­gines, de­ve­nus adultes et bé­né­voles sur la Foire, laissent place peu à peu à de nou­veaux jeunes.

A l’heure de la ren­trée littéraire, il s’agit aus­si de com­man­der les mil­liers de livres qui se­ront mis en vente pen­dant la Foire. « De­puis 7 ans, la mai­rie dis­patche les au­teurs et les édi­teurs entre li­braires. J’ai vou­lu ré­ta­blir une cer­taine éga­li­té, que le chiffre d’af­faires soit sim­ple­ment di­vi­sé par sept… Ce ne se­ra pas le cas cette an­née, mais on s’ar­range entre nous ». His­toire que les grosses ventes ne tombent pas toutes dans les plus grosses es­car­celles. « On est des in­dé­pen­dants, c’est vrai, mais on a quand même quel­qu’un au­des­sus de nous qui dé­cide. On va es­sayer de re­faire comme avant, que ce soit nous qui dé­ci­dions du par­tage des édi­teurs », avance Nicolas Po­ret.

Si le GIE ne com­mande pas les livres en di­rect, c’est lui qui gère leur trans­port, leur ré­cep­tion et leur ins­tal­la­tion sur la Foire. Lui qui or­ga­nise jus­te­ment les stands, l’af­fi­chage des au­teurs comme les éti­quettes à col­ler sur chaque ou­vrage. « A nous de nous dé­brouiller pour que chaque li­braire soit vi­sible. A sept, for­cé­ment il faut évo­luer, se mo­der­ni­ser ».

Fé­dé­rer les li­braires et leur sim­pli­fier la Foire

Lui aus­si qui four­nit les caisses (la pe­tite mon­naie comme les grosses caisses en­re­gis­treuses, dont chaque stand se­ra do­té cette an­née) et qui fait les comptes à la fin de chaque jour­née. Lui en­core qui gère les re­tours des in­ven­dus et éta­blit, fi­na­le­ment le bilan comp­table de la Foire. « Le but du GIE en fait, c’est de réunir les li­braires pour avoir les meilleurs prix et sim­pli­fier le tra­vail », ré­sume Nicolas Po­ret.

Sur la Foire, le GIE est aus­si LE ré­fé­rent pour les au­teurs, ce­lui qui s’as­sure de leur pré­sence et de leurs re­pas ; ce­lui par­fois qui or­ga­nise les ré­jouis­sances d’après­si­gna­tures. « L’an pro­chain, je vais es­sayer d’im­pul­ser quelque chose dans ce do­maine », avance­t­il.

Dans toutes ces tâches, le nou­veau pré­sident a im­pri­mé sa marque. « j’ai tra­vaillé dif­fé­rem­ment, tout le monde a mis la main à la patte. Le but, c’est aus­si de sa­voir dé­lé­guer et bien s’en­tou­rer ». ■

PHOTO FRÉ­DÉ­RIC LHERPINIERE

LI­BRAIRE. Nicolas Po­ret a été élu pré­sident du GIE pour « faire bou­ger les choses ».

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