Les vo­leurs à l’heure d’in­ter­net

Pour pré­pa­rer leur coup, ils se fient aux ré­seaux so­ciaux

La Montagne (Brive) - - Limousin Actualité - Pierre Vi­gnaud Twit­ter @Pvi­gnaud87

Avec le dé­ve­lop­pe­ment des usages nu­mé­riques, In­ter­net et les ré­seaux so­ciaux sont de­ve­nus des ter­rains fer­tiles pour les nou­velles formes de dé­lin­quances.

Tous les moyens sont bons pour ar­ri­ver à ses fins, quand on est vo­leur, cam­brio­leur ou ar­na­queur : sur­veiller les boîtes aux lettres pour voir si les pro­prié­taires sont ab­sents ou s’ils sont âgés en se fiant au pré­nom, pro­fi­ter d’une échelle ou­bliée dans le jar­din et pé­né­trer par une fe­nêtre.

Re­pé­rer via Fa­ce­book

Ces mé­thodes op­por­tu­nistes s’ac­com­pagnent dé­sor­mais d’autres modes opé­ra­toires, liés aux nou­velles ha­bi­tudes nu­mé­riques. « La plu­part des cas de cam­brio­lages sont en­core liés à des er­reurs des ha­bi­tants, dont les cam­brio­leurs ont su pro­fi­ter Les vieilles ha­bi­tudes sont des fai­blesses compte te­nu de l’évo­lu­tion de la dé­lin­quance », ex­plique le co­lo­nel Mé­dard à Li­moges.

En plus de vé­ri­fier les noms des boîtes aux let­ tres, les vo­leurs se connectent sur les ré­seaux so­ciaux et tentent d’y re­trou­ver les ha­bi­tants. « Nous avons eu une af­faire où des vic­times ont été cam­brio­lées pen­dant leur sé­jour aux Ba­léares. Les cam­brio­leurs avaient re­gar­dé leurs photos de va­cances pu­bliées sur Fa­ce­book », se sou­vient le co­lo­nel Mé­dard.

Avec le dé­ve­lop­pe­ment des ou­tils in­for­ma­tiques, la cy­ber­cri­mi­na­li­té est en aug­men­ta­tion. Les en­tre­prises sont éga­le­ment tou­chées. « Des pi­rates peuvent blo­quer le site d’une so­cié­té et de­man­der une ran­çon. D’autres se font pas­ser pour des sous­trai­tants. Des choses as­sez simples qui sont mises en oeuvre et touchent un maxi­mum de vic­times po­ten­tielles. Il suf­fit que quelques­uns ré­pondent pour ga­gner de l’ar­gent », ex­plique l’ad­ju­dant­chef Fres­sard, ré­fé­rent sû­re­té en zone gen­dar­me­rie.

Pour se pré­ser­ver de ce genre d’agis­se­ments, la gen­dar­me­rie conseille d’adop­ter des règles simples : ne pas don­ner ses codes ban­caires par cour­riel, sé­cu­ri­ser ses comptes sur les ré­seaux so­ciaux. « Avec le cy­be­res­pace, la li­mite cam­pagne­ville n’existe plus, ex­plique­ton. Les risques sont les mêmes à Li­moges ou à Saint­ma­thieu ». ■

PHOTO D’ILLUS­TRA­TION : PHI­LIPPE BIGARD

SITES. Les sites de vente en ligne sont éga­le­ment pri­sés des ar­na­queurs.

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