Fa­mille dé­ci­mée dans la Meuse : dé­ci­sion re­por­tée

La Montagne (Brive) - - Limousin Actualité -

Hier, la cour d’ap­pel de Nan­cy de­vait rendre son ar­rêt sur le ter­rible ac­ci­dent de voi­ture sur­ve­nu en juillet 2014 qui a coû­té la vie à deux soeurs ori­gi­naires de Haute-vienne et à leurs trois en­fants.

Mais la cour a ren­voyé sa dé­ci­sion au 13 dé­cembre. Elle a or­don­né un com­plé­ment d’in­for­ma­tion pour vé­ri­fier le deuxième échan­tillon de sang, à la de­mande de l’avo­cat de la dé­fense et comme le pré­voit le Code de la route.

Cette de­mande avait été re­fu­sée par le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel de Bar­le­duc qui a condam­né le chauf­feur rou­tier res­pon­sable de l’ac­ci­dent à sept ans de pri­son, en mars.

Le pre­mier échan­tillon avait ré­vé­lé la pré­sence de co­caïne dans le sang du conduc­teur qui dit ne pas se sou­ve­nir de l’ac­ci­dent.

Lors de l’au­dience du 6 sep­tembre de­vant la cour d’ap­pel, le pro­cu­reur gé­né­ral a sou­le­vé le pro­blème de la ré­ci­dive lé­gale au re­gard du ca­sier du chauf­feur rou­tier, dé­jà condam­né pour conduite sous l’em­pire de stu­pé­fiants.

La peine maxi­male de sept ans qu’il ris­quait et à la­quelle il a dé­jà été condam­né, passe alors à qua­torze ans si la ré­ci­dive est re­te­nue. L’avo­cat gé­né­ral a re­quis huit ans de pri­son.

« Même si la fa­mille des vic­times s’en re­met à la sa­gesse de la cour, c’est en­core plu­sieurs mois d’at­tente et de cal­vaire ju­di­ciaire qu’elle va de­voir en­du­rer », a com­men­té l’avo­cat des par­ties ci­viles, Me Mi­chel Mar­tin. ■

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.