« Pour un Mon­dial à 48 équipes »

Le pré­sident In­fan­ti­no fa­vo­rable à une nou­velle formule

La Montagne (Brive) - - Sports L'actu Nationale -

Le pré­sident de la Fi­fa Gian­ni In­fan­ti­no, qui s’était pro­non­cé jusque-là pour un Mon­dial à 40 équipes, a confir­mé qu’il dé­fen­dait une « Coupe du monde à 48 na­tions qui ouvre plus de chances à plus d’équipes ».

■ Pen­dant votre cam­pagne pour l’élec­tion à la pré­si­dence de la Fi­fa, vous avez dé­fen­du un pas­sage d’une Coupe du monde de 32 à 40 équipes, et vous ve­nez d’évo­quer un pas­sage à 48 équipes. Lan­cez-vous des bal­lons sondes ou avez-vous vrai­ment avan­cé sur un nou­veau for­mat ? Ce n’est pas un se­cret que je crois à une ex­pan­sion du Mon­dial. On peut pen­ser à une Coupe du monde à 48 équipes qui se­rait en fait un for­mat à 32 équipes, car on a vu que le for­mat idéal c’est 32 équipes. L’idée se­rait que les 16 meilleures équipes is­sues des qua­li­fi­ca­tions se qua­li­fient di­rec­te­ment pour la phase de groupe et que 16 autres équipes se qua­li­fient suite à un match de play­off, qu’elles joue­raient en dé­but de com­pé­ti­tion. Ce se­rait 16 matchs qui dé­ter­minent les 16 équipes sup­plé­men­taires qui ac­cèdent à la phase de groupe. Quel se­rait l’im­pact ? Sur le ca­len­drier, il n’y en au­rait pas car ces matchs­là se joue­raient avant le Mon­dial à la place des matchs ami­caux. Du point de vue de la pro­mo­tion du foot, ce sont 16 fi­nales qui se­raient dis­pu­tées avant de com­men­cer vé­ri­ta­ble­ment la phase de groupe. Ce­la ou­vri­rait plus de chances à plus d’équipes.

■ Le pro­jet à 48 équipes se­ra-t-il sou­mis au pro­chain Con­seil de la Fi­fa les 13 et 14 oc­tobre ? On va en dis­cu­ter cer­tai­ne­ment les 13 et 14 oc­tobre. C’est un pro­jet, c’est une idée, comme la Coupe du monde à 40 qui est en­core sur la table avec des groupes de 4 ou de 5 équipes.

■ Avec le pas­sage de l’eu­ro à 24 équipes cette an­née en France, cer­tains ob­ser­va­teurs ont stig­ma­ti­sé une baisse du ni­veau spor­tif. Qu’en se­rait-il avec un Mon­dial à 48 ? Ce se­rait même une hausse du ni­veau spor­tif, car, par un match de bar­rage, les meilleurs passent et on au­rait tou­jours un for­mat spor­tif idéal. On parle beau­coup de cette baisse du ni­veau spor­tif. A mon avis, le ni­veau spor­tif de l’eu­ro n’était pas moins bon, au contraire. Cer­taines équipes, on n’ima­gi­nait pas qu’elles étaient si fortes, le ni­veau était très éle­vé. N’ou­blions pas qu’au Mon­dial au Bré­sil, en 2014, le Cos­ta Ri­ca a éli­mi­né l’ita­lie (en phase de groupes, ndlr), donc le ni­veau du foot est très haut.

■ Vous avez éga­le­ment évo­qué votre pré­fé­rence pour un Mon­dial co­or­ga­ni­sé par plu­sieurs pays, y êtes-vous tou­jours fa­vo­rable ? Au­jourd’hui, pour moi c’est un point ab­so­lu­ment fon­da­men­tal. Il faut qu’on re­des­cende un pe­tit peu sur terre, qu’on soit un pe­tit peu plus nor­maux dans les exi­gences. C’est dans ce sens que va le nou­veau for­mat et aus­si en même temps, en pa­ral­lèle, il faut par­ler de la co­or­ga­ni­sa­tion. Au­jourd’hui, il y a très peu de pays qui peuvent se per­mettre à eux seuls d’or­ga­ni­ser un mon­dial avec toutes les exi­gences qu’il y a.

« Je suis très ou­vert à une co­or­ga­ni­sa­tion »

C’est nor­mal, c’est de­ve­nu un évé­ne­ment gi­gan­tesque, ce­la aide un pays mais ça peut aus­si créer des pro­blèmes à un pays. Je suis très ou­vert à une co­or­ga­ni­sa­tion. À L’UEFA (où il était n° 2, ndlr), j’ai par­ti­ci­pé à l’or­ga­ni­sa­tion de l’eu­ro en Po­logne et en Ukraine (2012), en Suisse et en Au­triche (2008), c’était un suc­cès. On ver­ra ce que va don­ner l’eu­ro2020 dans 13 pays. ■

MON­DIAL À 48. Cette formule se­lon In­fan­ti­no « ou­vri­rait plus de chances à plus d’équipes ».

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.