L’or qui cou­ronne une car­rière de 15 ans

Après Rio, Jean­fran­çois Du­cay a dé­ci­dé de dire stop

La Montagne (Brive) - - Sports Limousin - Ké­vin Ro­man le­po­pu­laire.sports@cen­tre­france.com

La mé­daille d’or, dé­cro­chée par équipes à Rio, reste le plus beau mo­ment de la car­rière de Jean-fran­çois Du­cay. Sur­tout, elle lui per­met de par­tir se­rei­ne­ment après 15 ans de haut ni­veau et trois mé­dailles pa­ra­lym­piques.

«J’avais rê­vé de cette Mar­seillaise avant de par­tir à Rio ». Le rêve de Jean-Fran­çois Du­cay, s’est réa­li­sé. Le soir du 17 sep­tembre à Rio.

Là­bas, le pongiste a at­teint le som­met de son sport. De sa car­rière : « C’était un mo­ment fort. Toutes ces an­nées au plus haut ni­veau sont re­mon­tées du­rant cette Mar­seillaise. Je me sou­viens de chaque ins­tant de cette soi­rée. »

Même de ce­lui, où dans les tri­bunes ­ il n’a pas joué la fi­nale pa­ra­lym­pique ­ le joueur de Pa­naLoi­sirs com­men­çait à ré­flé­chir à la fa­çon de cé­lé­brer le titre : « Je n’étais pas in­quiet. J’avais to­ta­le­ment confiance. Je me suis donc pré­pa­ré tout le long de la ren­contre car je sen­tais que Sté­phane (Mol­liens, ndlr) était bien. Il y avait de belles ondes dans cette salle. C’était un tout et j’ai ex­plo­sé ensuite. »

Cette mé­daille d’or, Jean-Fran­çois Du­cay voulait la dé­cro­cher pour « l’équipe de France. Mais aus­si pour toutes les per­sonnes qui me suivent de­puis 15 ans. Mes deux coachs Be­noît Fro­ment et So­phie Rou­laud, mais aus­si ma fa­ mille et mes amis ». Sur­tout ce mé­tal do­ré lui per­met de se re­ti­rer plus se­rei­ne­ment. « C’est fi­ni main­te­nant le très haut ni­veau. J’ar­rête là­des­sus et c’est le sum­mum. Ma dé­ci­sion était prise de­puis jan­vier car je sa­vais que je n’al­lais pas pou­voir re­par­tir sur une nou­velle pa­ra­lym­piade. Je n’au­rais pas eu la mo­ti­va­tion né­ces­saire. »

Conti­nuer à faire vivre Pa­na-loi­sirs

Cette re­traite, le Cor­ré­zien l’ac­cueille avec apai­se­ment : « Je res­pire main­te­nant. Même si je ne me met­tais pas de grosses contraintes, il fal­lait quand même dor­mir plus tôt et faire at­ten­tion à l’ali­men­ta­tion. Main­te­nant, je ré­flé­chis moins et je di­gère tran­quille­ment ma dé­ci­sion avant de me lan­cer dans une nou­velle aven­ture. »

Et elle se­ra tou­jours dans le do­maine spor­tif. Après 15 ans de très haut ni­veau, le cordon est dif­fi­cile à cou­per. Sur­tout Jean­fran­ çois veut dé­sor­mais trans­mettre aux jeunes gé­né­ra­tions : « Je vais conti­nuer le ten­nis de table en Na­tio­nal et en­ca­drer les jeunes de Pa­na­loi­sirs. Cer­tains ont du po­ten­tiel mais ils doivent en­core tra­vailler. Sur­tout que le sport pa­ra­lym­pique est de­ve­nu en­core plus dur qu’avant ».

Une car­rière rem­plie de bons sou­ve­nirs

Puis, il va pro­fi­ter de sa re­traite pour re­ve­nir à son pre­mier amour : le rug­by. « Je vais me mettre un peu au rug­by fau­teuil avec Pa­na­zol en par­te­na­riat avec L’USAL. Je suis un an­cien rug­by­man et ça me plaît bien. »

Mais le dé­sor­mais cham­pion pa­ra­lym­pique l’as­sure : « Cette mé­daille ne me chan­ge­ra pas. Je l’ai bien di­gé­rée grâce à mes proches. Je n’ai que de bons sou­ve­nirs en tête. J’ai par­ti­ci­pé à trois JO (Pé­kin, Londres et Rio) et je ne garde que du plai­sir. Si je de­vais pas­ser un mes­sage à tous les spor­tifs pro­fes­sion­nels, ce se­rait ce­lui qu’avant tout, il faut prendre du plai­sir ». ■

Sé­ré­ni­té, apai­se­ment et rug­by fau­teuil

PHOTO BRI­GITTE AZZOPARD

AU­TOUR DU COU. Elle est en­fin là, cette mé­daille d’or ! C’est à l’is­sue de sa troi­sième par­ti­ci­pa­tion aux Jeux Pa­ra­lym­piques que Jean-fran­çois Du­cay a en­fin pu la mettre au­tour de son cou.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.