Prix No­bel 1997, l’italien Da­rio Fo est mort hier ma­tin

La Montagne (Brive) - - Jeux -

L’écri­vain et ac­teur Da­rio Fo, prix No­bel de lit­té­ra­ture en 1997, est dé­cé­dé d’in­suf­fi­sance res­pi­ra­toire, hier, à l’âge de 90 ans, ce qui a pro­vo­qué un dé­luge d’hom­mages pour ce tru­blion qui a mar­qué la vie cultu­relle et po­li­tique ita­lienne. Da­rio Fo avait ga­gné une no­to­rié­té in­ter­na­tio­nale en 1969 avec Le Mys­tère Bouffe, une épo­pée des op­pri­més inspirée de la culture mé­dié­vale, dont le hé­ros, un jon­gleur, en­seigne la ré­volte par le rire. Au­teur de La Mort ac­ci­den­telle d’un anar­chiste, La Ma­ri­jua­na de maman est la meilleure, Couple libre ou Faut pas payer !, ce ba­te­leur à la langue in­ven­tive ap­pe­lait à la ré­bel­lion contre les puis­sants et les hy­po­crites. Né le 24 mars 1926 en Lom­bar­die, dans un mi­lieu ou­vrier an­ti­fas­ciste, Da­rio Fo s’est lan­cé dans le théâtre dès le dé­but des an­nées 1950 après des études d’ar­chi­tec­ture. Il a d’abord écrit des mo­no­logues et des sketches em­preints de cri­tique so­ciale, puis des pièces lais­sant une large place à l’im­pro­vi­sa­tion. Anar­chiste dans l’es­prit, ba­tailleur, il avait fait siens ces der­nières an­nées les com­bats du Mou­ve­ment 5 Étoiles contre la classe po­li­tique ita­lienne. Son dé­cès a pro­vo­qué un raz­de­ma­rée de ré­ac­tions en Ita­lie. « Le prix No­bel le plus joyeux de tous les temps est dé­cé­dé au­jourd’hui. À la place d’une larme, nous lui de­vons un sou­rire », a twee­té l’écri­vain Er­ri De Lu­ca. ■

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.