Prio­ri­té au ren­de­ment

La Montagne (Brive) - - Magazine - Fran­çois Mon­nier

Le ren­de­ment est pro­ba­ble­ment la piste d’in­ves­tis­se­ment la moins ori­gi­nale et la plus an­cienne de l’his­toire bour­sière. Alors, pour­quoi y re­ve­nir en­core ? Pour au moins trois rai­sons. Pre­mier ar­gu­ment, nous sommes en­trés dans une pé­riode de ver­se­ment des acomptes sur di­vi­dendes. EDF et En­gie viennent de dis­tri­buer le leur, Vin­ci, Ca­si­no et LVMH vont faire de même en no­vembre, puis Orange en dé­cembre. En­suite, le ren­de­ment est une com­po­sante es­sen­tielle de la per­for­mance des ac­tions. Créé fin 1987 avec, comme base de ré­fé­rence, 1.000 points, le Cac 40 vaut ac­tuel­le­ment au­tour de 4 400 points. Sa va­leur a donc été mul­ti­pliée par 4,4. Mais, en in­té­grant les di­vi­dendes per­çus, l’in­dice se si­tue à 11.000 points. Troi­sième rai­son, nous de­meu­rons dans un en­vi­ron­ne­ment de taux d’in­té­rêt bas voire proches de zé­ro, même si un lé­ger dur­cis­se­ment des po­li­tiques mo­né­taires est pro­bable. Le li­vret A et le PEL rap­portent à peine 0,75 % et 1 %, res­pec­ti­ve­ment, l’as­su­rance-vie en eu­ros moins de 2 % et la lo­ca­tion d’un ap­par­te­ment à Pa­ris gé­nère au mieux du 3,7 %. Le Cac 40 offre, lui, un ren­de­ment de 3,8 %. Sur­tout, cer­taines va­leurs font beau­coup mieux. Il ne s’agit pas, tou­te­fois, d’ache­ter les ac­tions qui dis­tri­buent les plus gros cou­pons car ils ne sont pas né­ces­sai­re­ment pé­rennes. On peut en ef­fet nour­rir des doutes à l’égard du sec­teur de la banque ou de l’éner­gie. Une belle va­leur de ren­de­ment offre un di­vi­dende gé­né­reux de fa­çon ré­gu­lière, voire un di­vi­dende sim­ple­ment cor­rect mais avec une pers­pec­tive d’aug­men­ta­tion an­née après an­née.

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