Quatre morts, qua­torze bles­sés

Une tren­taine d’amis fai­saient la fête dans un im­meuble

La Montagne (Brive) - - Jeux -

Quatre jeunes sont morts et qua­torze autres ont été bles­sés, dans la nuit de sa­me­di à di­manche, dans l’ef­fon­dre­ment d’un bal­con qui a cé­dé pour une rai­son in­con­nue lors d’une fête or­ga­ni­sée dans un ap­par­te­ment d’un im­meuble ré­cent du centre-ville d’an­gers.

Les vic­times se trou­vaient toutes mas­sées sur le bal­con, don­nant sur la cour in­té­rieure, quand il s’est ef­fon­dré, sa­me­di vers 23 heures, rue Maillé, en plein centre­ville d’an­gers. « On a en­ten­du sou­dain du bruit, ce­lui de l’ébou­le­ment, puis des cris », a té­moi­gné, en­core cho­quée, une voi­sine ha­bi­tant à l’étage in­fé­rieur.

Ce bal­con, au troi­sième étage de l’im­meuble, a en­traî­né sous son poids ceux des deux étages inférieurs, sur les­quels per­sonne ne se trou­vait à ce mo­ment­là.

« S’il n’y a pas de mal­fa­çons, comment com­prendre qu’un tel drame ait pu se pro­duire ? », s’est in­ter­ro­gé sur place le maire d’an­gers, Ch­ris­tophe Bé­chu (LR). « La taille du bal­con ne don­nait pas le sen­ti­ment ex­té­rieu­re­ment qu’il ne pou­vait pas ac­cueillir 15 per­sonnes dans des condi­tions nor­males d’uti­li­sa­tion », a­t­il ajou­té.

Deux jeunes filles avaient in­vi­té une tren­taine d’amis, en ma­jo­ri­té des étu­diants en droit, pour pendre la cré­maillère. Elles ne fi­gurent pas par­mi les vic­times et ont été aus­si­tôt re­lo­gées par la ville. Les quatre morts sont trois jeunes hommes de 21, 23 et 25 ans, et une jeune fille de 18 ans.

Sept étu­diants et sept étu­diantes, âgés de 18 à 27 ans, ont éga­le­ment été bles­sés. Quatre sont plus griè­ve­ment at­teints, les dix autres plus lé­gè­re­ment. Beau­coup d’autres sont cho­qués psy­cho­lo­gi­que­ment. Sept per­sonnes avaient quit­té l’hô­pi­tal hier en dé­but d’après­mi­di.

Une en­quête ju­di­ciaire pour ho­mi­cides et bles­sures in­vo­lon­taires a été confiée au com­mis­sa­riat et au SRPJ d’an­gers. « Elle s’at­tache à re­cons­ti­tuer le dé­rou­le­ment des faits et la cause de l’ef­fon­dre­ment. Un ex­pert ju­di­ciaire en ma­tière de construc­tion s’est ren­du sur place », a an­non­cé le pro­cu­reur de la Ré­pu­blique d’an­gers.

Des ex­per­tises im­mé­diates dans les ap­par­te­ments

Le maire a an­non­cé avoir pris des ar­rê­tés de « mise en pé­ril », qui per­mettent des ex­per­tises im­mé­diates dans les neuf ap­par­te­ments de l’im­meuble do­té de bal­cons si­mi­laires.

« La cause de cet ac­ci­dent dra­ma­tique est de toute évi­dence ac­ci­den­telle », a ju­gé une source proche de l’en­quête. Des ex­perts ef­fec­tuaient dé­jà des re­le­vés, hier ma­tin, sur les scel­le­ments du bal­con qui s’est ef­fon­dré. ■

PHO­TO AFP

TROI­SIÈME ÉTAGE. Les vic­times se trou­vaient toutes mas­sées sur le bal­con, don­nant sur la cour in­té­rieure, quand il s’est ef­fon­dré.

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