De nou­velles so­lu­tions pour lut­ter contre la dou­leur

Le centre hos­pi­ta­lier uti­lise dif­fé­rents trai­te­ments non mé­di­ca­men­teux pour com­battre la dou­leur chez chaque pa­tient.

La Montagne (Brive) - - La Une - Christine Moutte christine.moutte@cen­tre­france.com

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00 % du per­son­nel soi­gnant ont les ou­tils pour me­su­rer la dou­leur chez un pa­tient avant tout autre acte mé­di­cal. « L’an der­nier, ce taux était de 98 % mais quand on a dé­mar­ré la prise en charge de la dou­leur à l’hô­pi­tal en 2005, il n’était que de 15 %, ex­plique Syl­vie Vinges, cadre de santé ré­fé­rente dou­leur au centre hos­pi­ta­lier. Dé­sor­mais, c’est sys­té­ma­tique, comme on prend la tem­pé­ra­ture et la ten­sion, on me­sure éga­le­ment la dou­leur du pa­tient ».

De la cryo­thé­ra­pie à l’hyp­nose

Une ré­glette mise au point par la cadre de santé per­met cette me­sure au­près des pa­tients conscients ou non. Le « com­mu­ni­cant » éva­lue lui­même sa dou­leur sur la règle à l’aide de visages plus ou moins gri­ma­çants (échelle vi­suelle ana­lo­gique) ; pour ceux qui ne sont pas conscients, l’in­fir­mier ou l’ai­de­soi­gnant ob­serve son vi­sage, son re­gard, ses com­por­te­ments, son corps… pour y dé­tec­ter des signes (cris­pa­tion, agi­ta­tion, pleurs, gé­mis­se­ments…).

Après cette éva­lua­tion, il s’agit de trou­ver le trai­te­ment adé­quat pour chaque pa­tient, soit un an­ tal­gique, soit un trai­te­ment non mé­di­ca­men­teux. Par­mi les dif­fé­rentes ré­ponses pré­sen­tées hier au pu­blic et au pro­fes­sion­nel, lors de la Jour­née mon­diale de la dou­leur, l’hô­pi­tal pra­tique la cryo­thé­ra­pie, trai­te­ment par le froid ; l’hyp­nose conver­sa­tion­nelle, qui per­met d’ame­ner le pa­tient ailleurs en dis­cu­tant avec lui ; le Meo­pa, mé­lange équi­mo­laire d’oxy­gène et de pro­toxyde d’azote ; « gaz eu­pho­ri­sant qui ré­duit la sen­si­bi­li­sa­tion cu­ta­née mais aus­si l’an­ goisse » ; l’élec­tro et ma­gné­to­thé­ra­pie ; le tou­cher­mas­sage pour les soins au quo­ti­dien.

« Pour les pa­tients, la prise en charge de la dou­leur est in­dis­pen­sable ; elle per­met éga­le­ment de ré­duire l’an­goisse et la peur, sou­ligne Syl­vie Vinges. Pour les soi­gnants, c’est un confort, elle offre de bonnes condi­tions de tra­vail ». Nou­velle avan­cée dans la prise en charge de la dou­leur à l’hô­pi­tal, un doc­teur, Sa­muel Sei­gneur, a été re­cru­té en avril der­nier pour as­ sur­er des consul­ta­tions pour les dou­leurs chro­niques. ■

PHOTO FRÉ­DÉ­RIC LHERPINIÈRE

DÉ­TENTE. Les mas­sages per­mettent de dé­tendre le pa­tient, de lui en­le­ver ses an­goisses.

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