Bien­tôt des mo­lé­cules in­no­vantes

Anal­ge­sia réunit des spé­cia­listes, à Cler­mont, contre la dou­leur

La Montagne (Brive) - - France & Monde Actualités -

Avec des trai­te­ments par­tiel­le­ment ef­fi­caces contre la dou­leur et une in­no­va­tion en panne, les en­jeux sont grands pour Anal­ge­sia.

La pre­mière fon­da­tion de re­cherche contre la dou­leur en Eu­rope est née à Cler­mont­fer­rand. Réu­nir les forces vives en France – soi­gnants, cher­cheurs, as­so­cia­tions de pa­tients, en­tre­prises – pour un rayon­ne­ment in­ter­na­tio­nal, c’est l’ob­jec­tif que s’est fixé ce pôle unique de re­cherche de­puis sa créa­tion en 2014.

En pla­çant le pa­tient au centre de ses re­cherches et en créant des sy­ner­gies entre cli­ni­ciens et cher­cheurs, Anal­ge­sia veut com­bler un vide thé­ra­peu­tique contre la dou­leur chro­nique qui touche plus de 10 mil­lions de Fran­çais.

Hier à Cler­mont­fer­rand, elle pro­po­sait sa deuxième confé­rence sur la dou­leur et ses thé­ra­pies com­plé­men­taires, telles que l’hyp­nose, la re­laxa­tion… L’oc­ca­sion pour son pré­si­ s’en­ten­dant avec le puis­sant roi de France, une dé­faite militaire en vic­toire di­plo­ma­tique, ana­lyse l’his­to­rien et po­li­to­logue Oli­vier Meuw­ly qui a co­pré­si­dé, au Sé­nat fran­çais, un col­loque sur cette « paix per­pé­tuelle ». Car, se­lon lui, « la Suisse sort dé­fi­ni­ti­ve­ment de l’or­bite du Saint Em­pire ro­main ger­ma­nique et de la Mai­son d’au­triche pour se pla­cer dès lors dans celle de la France jus­qu’à Na­po­léon ».

Si les gardes suisses du Vatican et leur uni­forme des­si­né par Mi­chel­ange res­tent au­jourd’hui l’image his­to­rique la plus cé­lèbre des fa­rouches guer­riers hel­vètes, le trai­té de Fri­bourg a don­né au royaume de France, sur­tout à par­tir du dé­but du XVIIE siècle, l’ex­clu­si­vi­té du re­cru­te­ment de ces sol­dats, dont cer­tains par­mi les plus fi­dèles à l’en­tou­rage royal. Le mas­sacre des Gardes suisses aux Tui­le­ries, le 10 août 1792, en té­moigne : 300 tués au com­bat, une soixan­taine exé­cu­tés après ar­res­ta­tion.

De l’autre cô­té du Ju­ra et des Alpes, Fri­bourg est aus­si un acte fon­da­teur de l’ac­tuelle Con­fé­dé­ra­tion hel­vé­tique, re­jointe à cette époque par le Tes­sin. Les can­tons, liés cha­cun par leur propre al­liance avec la France, fi­ni­ront par s’en­tendre et conso­li­der entre eux leurs liens et l’his­to­rien Alain­jacques Tor­nare sou­ligne que la Con­fé­dé­ra­tion des dent, Alain Eschalier, de rap­pe­ler que la re­cherche avance. Dans l’en­vi­ron­ne­ment d’anal­ge­sia, la star­tup In­no­pain dé­ve­loppe de nou­velles mo­lé­cules. « Par­ti­cu­liè­re­ment un can­di­dat mé­di­ca­ment aus­si ef­fi­cace que la mor­phine mais sans ses ef­fets se­con­daires et qui de­vrait faire l’ob­jet d’un pre­mier es­sai cli­nique sur l’homme en 2018 », pré­cise­t­il. Au­tre­ment dit une ré­vo­lu­tion dans la phar­ma­co­lo­gie de la dou­leur. ■ XIII est alors contrainte de de­ve­nir un pays, l’am­bas­sa­deur du roi de France as­su­mant de fac­to le rôle de mé­dia­teur per­ma­nent et de lien entre les can­tons lorsque sur­vien­dront les dis­sen­sions entre ca­tho­liques et pro­tes­tants, au cours des dé­cen­nies sui­vantes.

Se­lon cer­tains his­to­riens, c’est dans ce texte que l’on peut voir ap­pa­raître les pré­misses de la neu­tra­li­té suisse. Vraie ou pas, cette idée rap­pelle que si la guerre est haïs­sable, elle peut aus­si pa­ra­doxa­le­ment conduire les peuples vers des des­tins re­mar­quables.

Son­geons à Bou­vines, le 27 juillet 1214 : la vic­toire de l’ar­mée de Phi­lippe­au­guste est consi­dé­rée comme un acte fon­da­teur de la mo­nar­chie fran­çaise. La dé­faite de Jean sans Terre per­met à la no­blesse d’ob­te­nir la Ma­gna Carta, « grande charte des li­ber­tés d’an­gle­terre » qui consti­tue les ra­cines du par­le­men­ta­risme bri­tan­nique.

Bien ou­blié, le trai­té de Fri­bourg vaut une com­mé­mo­ra­tion pour sa contri­bu­tion au des­sin de la carte de l’eu­rope. Il n’a pas comme ce­lui de West­pha­lie (1648) ou ce­lui de Vienne (1815) re­ma­nié tout le Vieux Conti­nent mais, en fixant l’amitié fran­co­suisse pour long­temps, il a pro­ba­ble­ment évi­té d’autres guerres que la France n’était pas sûre de rem­por­ter.

PHOTO A. GAUDIN

DOU­LEUR. Les trai­te­ments sont an­ciens.

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