Les com­merces en vrac une autre fa­çon de consom­mer

Rue Gam­bet­ta, une bou­tique de vente en vrac s’est ou­verte avec plus de 750 ré­fé­rences

La Montagne (Brive) - - La Une - Pris­cille Peyre

Ou­vert le 13 sep­tembre, le ma­ga­sin day by day fait le pa­ri d’un nou­veau mode de consom­ma­tion sans em­bal­lage ni gas­pillage ali­men­taire.

Par une sym­pa­thique coïn­ci­dence, c’est en Cor­rèze que s’est ou­verte la 19e bou­tique de la fran­chise day by bay. Une épi­ce­rie for­tui­te­ment en­ca­drée par des ar­ti­sans de bouche, fro­ma­ger d’un cô­té, bou­cher de l’autre. Pour au­tant, cette nou­velle en­seigne de la rue Gam­bet­ta sait se dé­mar­quer des com­merces tra­di­tion­nels. Et ce­la ne tient pas qu’à sa de­van­ture orange vif.

Éco­lo­gique et éco­no­mique

Day by day, c’est avant tout un concept, ce­lui de ma­ga­sin des­ti­né à la vente en vrac. Mais à Brive, c’est aus­si un vi­sage sou­riant qui ac­cueille le client au seuil de la porte. À 31 ans, Ma­nue­la Gar­ro re­vêt la double cas­quette de ven­deuse et gé­rante. Sous sa gou­verne, 70 m2 re­cen­sant 750 ré­fé­rences de pro­duits non pé­ris­sables. Onze va­rié­tés de ca­fé, douze ty­po­lo­gies de riz et de fa­rine, vingt sortes de pâtes, du choix donc, et de l’ori­gi­na­li­té aus­si : sa­von de Mar­seille au co­que­li­cot, pis­taches mou­lues, lé­gumes déshy­dra­tés, myrte ci­tron­né… « Ça per­met d’ache­ter des pe­tites quan­ti­tés pour goû­ter de nou­velles choses », note la maî­tresse des lieux dans son ar­gu­men­taire de ven­ te.

Éle­vée « au bio et dans le tri des dé­chets », la de­moi­selle pointe les autres avan­tages de la dé­marche : di­mi­nuer le gas­pillage et les em­bal­lages ali­men­taires, bais­ser le coût de son pa­nier moyen (de 5 à 30 % par rap­port à la grande dis­tri­bu­tion) ou en­cou­ra­ger les pe­tites entre­ prises. « Même si je n’ai pas choi­si mes four­nis­seurs, deux se trouvent dans la ré­gion : la Noix gaillarde d’au­ba­zine et Api­flor de Bort­les­orgues », sou­ligne­telle avec convic­tion.

Son en­thou­siasme est sans li­mite, elle qui a lut­té et lon­gue­ment pa­tien­té pour me­ner à bien son pro­jet. De sa pre­mière prise de con­tact à la va­li­da­tion du dos­sier, deux ans se sont écou­lés. Les pro­prié­taires de la chaîne « avaient un doute sur le po­ten­tiel de Brive. Ils pré­fé­raient s’im­plan­ter dans de plus grandes villes avant de se lan­cer ».

Dès le pre­mier jour, pour­tant, les cu­rieux étaient au ren­dez­vous, cer­tains dé­jà équi­pés pour l’achat. Dans les cad­dies, des bo­caux, des tup­per­wares, des sa­chets en plas­tique ou en pa­pier que Ma­nue­la Gar­ro s’af­faire à pe­ser avant le rem­plis­sage. « Comme ça, je dé­falque ce poids du poids to­tal. On choi­sit vrai­ment la quan­ti­té que l’on veut, même juste un fond de ré­ci­pient », sou­ligne­t­elle pour ras­su­rer le cha­land.

Mais la prin­ci­pale in­quié­tude concerne sans doute la pro­ve­nance et la fraî­cheur des den­rées. « Je ne rem­plis les conte­nants (en plas­tique ali­men­taire, N.D.L.R.) que lors­qu’ils sont vrai­ment vides. Et il y a des éti­quettes pré­cises avec la com­po­si­tion et l’ori­gine des pro­duits, la ga­ran­tie bio ou non, le nombre de ca­lo­ries… ». De quoi ras­sé­ré­ner les plus hé­si­tants. ■

Pra­tique. Ma­nue­la Gar­rot ré­cu­père les pots en verre avec cou­vercles pour four­nir ses clients. N’hé­si­tez pas à la four­nir.

PHOTI ÉLISE BAÏERA

LIBRE SER­VICE. La gé­rante Ma­nue­la Gar­ro montre l’exemple en se ser­vant de fruits déshy­dra­tés à l’uni­té.

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