Opé­ra­tion dé­mi­nage à la Ligue

Réunion au­jourd’hui

La Montagne (Brive) - - Sports -

En­fin une sor­tie de crise ? Après l’élec­tion avor­tée de son conseil d’ad­mi­nis­tra­tion, la Ligue de football pro­fes­sion­nel réunit au­jourd’hui les 40 pré­si­dents de clubs de Ligue 1 et Ligue 2 pour ten­ter de trou­ver un com­pro­mis met­tant fin aux dis­sen­sions.

Mis­sion conci­lia­tion : la LFP ac­cueille à par­tir de 10 heures les pré­si­dents de L1, puis leurs ho­mo­logues de L2 à 14 h 30. L’ob­jec­tif est de s’en­tendre sur la liste des can­di­dats qui siè­ge­ront à son Conseil d’ad­mi­nis­tra­tion, le gou­ver­ne­ment du football pro­fes­sion­nel fran­çais.

Ce­lui­ci au­rait nor­ma­le­ment dû être re­nou­ve­lé le 5 oc­tobre, en as­sem­blée gé­né­rale élec­tive, lors de la­quelle de­vait aus­si être élu le nou­veau pré­sident de la Ligue. Mais 11 pré­si­dents de Ligue 1 (dont Pa­ris, Mo­na­co, Lyon, Mar­seille...), qui « re­pré­sentent 80 % de l’éco­no­mie du foot fran­çais », comme on l’as­sure à Pre­mière Ligue (syn­di­cat des puis­sants) dont ils sont tous membres, ont re­fu­sé d’émar­ger à la réunion.

Oli­vier Sa­dran, pré­sident de Tou­louse, a en­suite dé­non­cé un « putsch vé­reux » fo­men­té par plu­sieurs pré­si­dents d’autres clubs membres de Pre­mière Ligue. Il cible dans le quo­ti­dien L’equipe Loïc Fé­ry de Lo­rient, Laurent Ni­col­lin de Mont­pel­lier, Jean­fran­çois For­tin de Caen ou Re­né Ruel­lo de Rennes qui, en ac­cep­tant de sié­ger à L’AG du 5 oc­tobre, ont fait pen­cher la ba­lance en fa­veur de L’UCPF, le syn­di­cat his­to­rique qui dé­fend l’in­té­rêt des clubs plus pe­tits.

L’AG avor­tée a ain­si fait re­jaillir en pleine lu­mière les dis­sen­sions d’une Ligue 1 qui avait pour­tant sem­blé uni­fiée la sai­son der­nière sous la ban­nière du syn­di­cat Pre­mière Ligue, dont le pré­sident, Ber­nard Caïaz­zo, par ailleurs pré­sident du conseil de sur­veillance de Saint­etienne, res­sort fra­gi­li­sé de cette ten­ta­tive de « putsch ».

Pour un ré­équi­li­brage

Ap­pa­raît en ef­fet une frac­ture entre d’un cô­té les « gros », qui sou­haitent qu’on leur donne les moyens de dé­fendre la com­pé­ti­ti­vi­té des clubs fran­çais au ni­veau eu­ro­péen. Et de l’autre, les plus pe­tits, qui ré­clament une meilleure ré­par­ti­tion de la manne fi­nan­cière des droits TV. S’il plaide pour un apai­se­ment, Noël Le Graët, le pré­sident de la fé­dé­ra­tion, est aus­si par­ti­san d’un ré­équi­li­brage.

Cô­té Pre­mière Ligue, on ac­cuse L’UCPF de tra­hi­son. Dans L’equipe, Oli­vier Sa­dran ex­pli­quait en ef­fet que le syn­di­cat his­to­rique n’avait pas res­pec­té un pro­to­cole d’ac­cord si­gné par les deux syn­di­cats. Cet ac­cord « as­su­rait no­tam­ment aux clubs de L2 des re­ve­nus pour les dix pro­chaines an­nées », ex­pli­quait Sa­dran. ■

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