L’hô­tel­le­rie sous une bonne étoile

Le Ter­mi­nus, Le Col­longes, La­can, le Brit Hô­tel… l’offre hô­te­lière ex­plose à Brive

La Montagne (Brive) - - La Une - Lae­ti­tia Sou­lier

■ BRIVE. L’hô­tel­le­rie bri­viste est en plein re­nou­veau. En un an, quatre éta­blis­se­ments ont ou­vert ou rou­vert, mo­der­ni­sant l’offre et dé­clen­chant une dy­na­mique. ■ LE TER­MI­NUS. Après le Col­longes et le Brit Hô­tel, le Ter­mi­nus a fait peau neuve en face de la gare, re­don­nant du lustre à cet an­cien bâ­ti­ment bri­viste.

À l’image du Ter­mi­nus, en face de la gare, l’hô­tel­le­rie bri­viste a pris un bon coup de jeune. Une dy­na­mique est en­clen­chée.

Brive est en train de vivre sa ré­vo­lu­tion hô­te­lière. De quoi don­ner le sou­rire à un Of­fice de tou­risme ra­vi de pou­voir com­mu­ni­quer, au­près de fu­turs vi­si­teurs, des pos­si­bi­li­tés d’hé­ber­ge­ment qu’offre la ci­té gaillarde. Pres­ta­tions de qua­li­té qui placent la ville dans une dy­na­mique lan­cée il y a une pe­tite di­zaine d’an­nées par le Quer­cy re­loo­ké. De­puis un an, ont ou­vert ou rou­vert pas moins de quatre éta­blis­se­ments : Le Col­longes de Bru­no Mar­ty, dont le lan­ce­ment a été re­tar­dé par un in­cen­die, le Châ­teau de La­can, le Brit Hô­tel de Ma­le­mort et en­fin, le Ter­mi­nus à la gare.

La ren­contre de deux fa­milles

Ce der­nier éta­blis­se­ment a opé­ré une mue re­mar­quable. Inau­gu­ré en juin der­nier, il pro­fite à fond du bouche à oreille. A la tête, Ca­the­rine Fau­ge­ron et sa fille Ca­mille, sa­la­riées du Grand Hô­tel Brive, res­tau­rant le Ter­mi­nus.

« C’est une belle aven­ture, ad­met Ca­the­rine Fau­ge­ron. La ren­contre de deux fa­milles ». La fa­mille Fel­le­rath, pro­prié­taire des murs et du fonds de com­merce et les Fau­ge­ron, à qui a été confiée la mis­sion de re­don­ner vie à ce lieu em­blé­ma­tique de la ville, fait de coins et re­ coins, qui s’étire sur 4.000 m2 et unit en réa­li­té trois hô­tels. La nou­velle res­pon­sable a été la pre­mière sur­prise en dé­cou­vrant les lieux. Pour­tant, en tant qu’an­cienne voi­sine ­ elle te­nait le dé­pôt presse le Ca­lu­met ­, elle dé­tour­nait le re­gard en pas­sant à cô­té.

Convain­cue du po­ten­tiel, fille d’hô­te­lier (sa ma­man a créé le Tein­chu­rier), Ca­the­rine Fau­ge­ron a pris ses fonc­tions le 1er août 2014, avec une grosse en­ve­loppe du pro­prié­taire et sur­tout une carte blanche pour les tra­vaux. La mère et la fille ont alors fait comme pour elles. « Tout s’est fait par pa­lier. On a com­men­cé par net­toyer, dé­ga­ger les es­paces, ou­vrir le pa­tio, mis une carte en place avec le chef Da­mien Cou­si­nou, qui tra­vaille les pro­duits frais… Puis les tra­vaux ont dé­mar­ré ». « Sans un jour de fer­me­ture », pré­cise Ca­mille.

Au to­tal, 27 em­ployés, 56 chambres, dont une quin­zaine reste à faire et une ving­taine oc­cu­pée par une cliente pri­vi­lé­giée : la SNCF. Sur les quatre étages de ce vieux bâ­ti­ment de 1907, au­cune chambre ne se res­semble. La di­rec­trice et sa fille ont chi­né les meubles, don­né une âme au lieu. « On a ame­né notre touche. Les gens nous disent qu’ils ont l’im­pres­sion d’être chez des potes », sou­rit Ca­the­rine Fau­ge­ron.

Cha­leu­reux, l’hô­tel est en at­tente de clas­se­ment. Avec son spa et ses ser­vices, il pour­rait vi­ser les 4*. Mais un 3* com­ble­ra Ca­the­rine Fau­ge­ron : « Mieux vaut un bon 3 qu’un mau­vais 4 », phi­lo­sophe celle qui s’at­tend à rem­plir avec les au­teurs jeu­nesse de la Foire du livre. ■

PHO­TO PAS­CAL PERROUIN

PHO­TO FRÉDÉRIC LHERPINIÈRE

EN FA­MILLE. Ca­the­rine Fau­ge­ron et sa fille Ca­mille font re­vivre ce lieu em­blé­ma­tique qui par­ti­cipe à la vie du quar­tier de la gare.

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