Un Bri­viste dé­cla­ré mort par er­reur est bien vi­vant

Dé­cla­ré mort par er­reur, il se bat pour re­ve­nir chez les vi­vants

La Montagne (Brive) - - La Une - Clé­men­tine Du­tertre

An­toine Gar­cia, ha­bi­tant sans his­toire de Brive, a été dé­cla­ré mort au dé­but du mois. Sauf que cet homme s’avère être plus vi­vant que ja­mais.

Et si du jour au len­de­main, il était pos­sible d’être dé­cla­ré mort alors que l’on est tou­jours vi­vant ? C’est la mésa­ven­ture qui est ar­ri­vée à An­toine Gar­cia, pai­sible re­trai­té de Brive, au dé­but du mois.

Le 7 oc­tobre der­nier, Sa­bri­na, sa fille, re­çoit un cour­rier du groupe de pro­tec­tion so­ciale Klé­sia, char­gé de ver­ser les al­lo­ca­tions re­traites de son père. C’est dans cette lettre que la nou­velle tombe : « Nous avons été avi­sés du dé­cès, sur­ve­nu le 19 sep­tembre 2016, de notre al­lo­ca­taire Mon­sieur Gar­cia An­toine ». Stu­pé­faite, elle dé­cide d’ap­pe­ler di­rec­te­ment son père afin de s’as­su­rer que ce­lui­ci est bien vi­vant. Et il l’est !

Peu de temps après, tous les or­ga­nismes d’aide fi­nan­cière se donnent la nou­velle du dé­cès et trans­mettent leurs voeux de condo­léances à la fa­ mille, tout en cou­pant les ver­se­ments d’an­toine. Un vé­ri­table pro­blème pour ré­gler ses fac­tures à ve­nir. « Heu­reu­se­ment, la banque me sou­tient, mais ça ne règle pas tout », té­moigne­t­il.

Au­jourd’hui, cet homme de 69 ans se bat pour se faire re­con­naître comme « vi­vant » et pour per­ce­voir à nou­veau ses ver­se­ments fi­nan­ciers. Il s’est ren­du à la mai­rie de Brive il y a quelques jours, qui lui a dé­li­vré un cer­ti­fi­cat de vie de fa­çon à re­con­naître of­fi­ciel­le­ment qu’il n’est pas dé­cé­dé. Car il a beau contac­ter les dif­fé­rents or­ga­nismes, il n’ar­rive pas à ob­te­nir de ré­ponses. Il doit donc se dé­pla­cer en per­sonne dans les dif­fé­rents lieux afin de prou­ver qu’il n’est pas en­core en­ter­ré.

Quand on lui de­mande quelle a été sa pre­mière ré­ac­tion lors­qu’il a ap­pris la nou­velle de son tré­pas, il ex­plique qu’il l’a très mal pris. « On ne com­prend pas com­ment ce­la peut ar­ri­ver, ex­plique­t­il, ex­cé­dé. Ce que je sou­haite au­jourd’hui, c’est faire ré­agir, que les choses bougent. On me dé­clare mort par er­reur et je suis pé­na­li­sé. Ce n’est pas nor­mal ! ». ■

PHO­TO PAS­CAL PERROUIN

VI­VANT. An­toine Gar­cia, sou­riant et sur­tout en vie.

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