Des frayères ont été amé­na­gées dans le Tar­ta­rel et le Chau­vac

La Montagne (Brive) - - Brive Midi Corrézien Et Pays De Beynat -

Le Tar­ta­rel et le Chau­vac, ces deux af­fluents de la Dor­dogne pré­sentent un dé­fi­cit de frayères na­tu­relles alors qu’un grand nombre de pois­sons mi­gra­teurs re­montent la ri­vière pour s’y re­pro­duire.

Des gra­nu­lats de tailles adap­tées ont été ver­sés sur des sites sé­lec­tion­nés dans le lit de ces deux cours d’eau pour y amé­na­ger des frayères à des­ti­na­tion de la truite fa­rio.

Des oeufs sen­sibles à la pol­lu­tion

Dans quelques se­maines, suite à la mon­tée des eaux, les fe­melles vien­dront dans les frayères dé­po­ser leurs oeufs (1.500 à 4.000 oeufs par ki­lo­gramme) qui se­ront en­suite fé­con­dés.

À ce stade, les oeufs sont par­ti­cu­liè­re­ment sen­sibles à la pol­lu­tion et au col­ma­tage des gra­viers par les sables et le li­mon. La du­rée d’in­cu­ba­tion va­rie en fonc­tion de la tem­pé­ra­ture de l’eau. Après éclo­sion, les ale­vins de truite res­te­ront en­core plu­sieurs se­maines à l’abri sous les gra­viers, avant de par­tir à l’aven­ture. Il faut sa­voir que sur 1.000 oeufs dé­po­sés dans la frayère, seule­ment une truite ar­ri­ve­ra à l’âge adulte… d’où l’im­por­tance de pré­ser­ver ces frayères.

Ce 20 oc­tobre, Gay­lord, tech­ni­cien de la Fé­dé­ra­tion de la Cor­rèze pour la pêche et la pro­tec­tion du mi­lieu aqua­tique, Sa­muel, tech­ni­cien ri­vière de la Com­mu­nau­té de com­munes du Sud Cor­ré­zien, Claire, la sta­giaire, et quelques membres de l’as­so­cia­tion de pêche (AAPPMA) dont Émi­lien, le pré­sident, sont in­ter­ve­nus pour réa­li­ser l’opé­ra­tion. ■

DANS LE LIT DU TAR­TA­REL. L’opé­ra­tion a été ef­fec­tuée par des tech­ni­ciens et des bé­né­voles.

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