Gru­da, la globe-trot­teuse

Des Etats­unis à la Tur­quie en pas­sant par la Rus­sie

La Montagne (Brive) - - Sports L'Actu Nationale -

La Rus­sie en dé­but d’an­née, le Bré­sil en août, puis les Etats-unis où elle est de­ve­nue la pre­mière Fran­çaise à rem­por­ter le titre WNBA, avant de s’en­vo­ler pour la Tur­quie: San­drine Gru­da réa­lise, en 2016, un in­croyable pé­riple à tra­vers la pla­nète basket.

Les sup­por­ters des Los An­geles Sparks at­ten­daient ce titre de­puis qua­torze ans : lun­di de­vant le cé­lèbre Staples Cen­ter, ils ont pu ap­pro­cher ce tro­phée de cham­pion WNBA tant es­pé­ré et les joueuses qui ont mis fin à cette di­sette jeu­di der­nier au terme d’un match n° 5 au scé­na­rio fou (77­76) dans la salle du Min­ne­so­ta Lynx.

Par­mi elles, San­drine Gru­da, ra­dieuse et tout à son bon­heur d’avoir ajou­té une énième titre à son im­pres­sion­nant pal­ma­rès, même si elle a été très peu uti­li­sée.

Une Fran­çaise dans un ef­fec­tif de stars

L’in­té­rieure­ve­dette de l’équipe de France a réa­li­sé à 29 ans un rêve à sa cin­quième par­ti­ci­pa­tion au cham­pion­nat fé­mi­nin le plus re­le­vé au monde, après trois pas­sages par le Con­nec­ti­cut Sun (2008, 2009, 2010) et deux piges avec les Sparks (2014, 2016), à chaque fois après d’érein­tantes sai­sons en Eu­rope et des ren­dez­vous avec l’équipe de France.

« J’ai tou­jours été une grande fan de la WNBA, j’ai tou­jours vou­lu ve­nir jouer ici, je suis vrai­ment heu­reuse […] C’est vrai­ment le cham­pion­nat le plus ho­mo­gène et le plus fort, mis à part des tour­nois en équipe na­tio­nale comme les Jeux », ex­plique­t­elle.

Ar­ri­vée fin août à Los An­geles, Gru­da a pour­tant dû se conten­ter de bouts de match dans un ef­fec­tif re­gor­geant de stars, com­ me les Amé­ri­caines Og­wu­mike Nne­ka, élue meilleure joueuse de la sai­son, et Can­dace Par­ker.

« Il y a zé­ro re­gret, je n’ai pas été uti­li­sée comme je pour­rais l’être en Eu­rope ou en équipe de France […] Ce n’est pas quelque chose que je contrôle, c’est un choix du coach, je res­pecte son choix, j’ac­cepte le po­si­tif et le po­si­tif, c’est ce titre », in­siste la n° 7 des Sparks qui a bou­clé les play­offs avec des moyennes de 0,2 point et 0,8 re­bond en 2,8 mi­nutes de jeu par match.

Son dé­but de sai­son ne pré­sa­geait pas d’une telle apo­théose : alors qu’elle por­tait le maillot d’eka­te­rin­bourg, son club de­puis 2007 avec qui elle a rem­por­té six titres de cham­pionne de Rus­sie, elle a été éloi­gnée des ter­rains pen­dant quatre mois, de fé­vrier à juin, en rai­son d’une apo­né­vro­site plan­taire. L’in­té­rieure de 1,93 m n’a pas chô­mé de­puis, pour dis­pu­ter les JO 2016 où la France, vi­ce­cham­pionne olym­pique 2012 à Londres, a échoué au pied du po­dium.

L’in­ter­na­tio­nale aux 163 sé­lec­tions, sa­crée meilleure joueuse eu­ro­péenne en 2009, ne va, une nou­velle fois, pas avoir le temps de sa­vou­rer son titre ou de faire du tou­risme : elle s’ap­prête à en­chaî­ner sur un nou­veau dé­fi, avec le club turc de Fe­ner­bah­çe.

Son ob­jec­tif est simple : « Ga­gner, tou­jours ga­gner […] Chaque an­née j’ai ga­gné quelque chose, tout le monde ne peut pas dire la même chose que ce soit dans le foot, le basket ou le vol­ley », sou­rit la Mar­ti­ni­quaise.

Cette globe­trot­teuse qui « aime dé­cou­vrir de nou­veaux ho­ri­zons et de nou­velles per­sonnes, s’en­ri­chir en se confron­tant à des cultures dif­fé­rentes », se voit en am­bas­sa­drice du basket fran­çais : « On m’a don­né, on m’a ac­com­pa­gnée, on m’a ai­dée. À mon tour d’ai­der d’autres dans leur par­cours ». ■

GLOBE-TROT­TEUSE. à l’étran­ger. San­drine Gru­da en­chaîne les ex­pé­riences

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.