« Dans une lo­gique de ré­seau »

La Montagne (Brive) - - Corrèze Actualité - Emi­lie Auf­fret

Trois ques­tions à Fran­cis Obry, tête de liste Agir En­semble. ■ Qui êtes-vous ? J’ai eu trois ma­ga­sins But à Brive, Tulle et Co­gnac, que j’ai ven­dus en 2007. Lors du ra­chat par le groupe King Fi­sher, je suis de­ve­nu membre du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion de But In­ter­na­tio­nal pen­dant six ans. Mais j’ai eu plu­sieurs vies avec la pré­si­dence de la Fé­dé­ra­tion ré­gio­nale de l’ameu­ble­ment, l’ins­tal­la­tion du Ré­seau En­tre­prendre en Cor­rèze, la par­ti­ci­pa­tion à la par­tie an­glo­phone du Chal­lenge des­ti­na­tion en­tre­prise… Au­jourd’hui, je suis pré­sident de l’as­so­cia­tion li­mou­sine des chal­lenges qui re­groupe les trois dé­par­te­ments. J’ai aus­si été pré­sident de No­va­pôle de 2012 à 2016 et ad­mi­nis­tra­teur à Ini­tio, à Tulle. J’ai fait deux man­dats de membre ti­tu­laire à la CCI, mais je n’ai ja­mais été au bu­reau car je pré­fère le ter­rain aux états ma­jors. ■ Pour­quoi être can­di­dat ? Il y a deux ans, le pré­sident Nes­ti avait an­non­cé qu’il ne pou­vait pas se re­pré­sen­ter et qu’il ne sou­hai­tait pas, dans un pre­mier temps, s’in­ves­tir pour consti­tuer la nou­velle équipe. Nous avons alors dé­ci­dé de nous mettre au tra­vail. Nous avons su­bi la man­da­ture pré­cé­dente. Lors de la fu­sion entre Brive et Tulle, on a ad­di­tion­né et non fu­sion­né les équipes. Il y a eu les res­tric­tions de bud­get. Le per­son­nel a été ré­duit de 30 %. Cette fu­sion et les pro­blèmes bud­gé­taires ont fait que nous avons per­du le contact avec le ter­rain. Il y a eu beau­coup d’in­sa­tis­fac­tion au sein des élus. ■ Quelles se­ront vos prio­ri­tés ? Le pre­mier point, c’est la proxi­mi­té. On va re­mettre les per­ma­nents sur le ter­rain car on a per­du le contact. C’est no­tam­ment vrai pour le com­merce. Nous au­rons des in­ter­lo­cu­teurs à Brive, Tulle et Ussel. D’ailleurs, il y au­ra un vice­pré­sident dans cha­cune des villes. Car la CCI est là pour mettre de l’huile dans les rouages. D’autre part, nous vou­lons re­tra­vailler sur la fi­lière bois qui a été aban­don­née. Le troi­sième point, c’est le dé­ve­lop­pe­ment de l’in­dus­trie tou­ris­tique dans une lo­gique de ré­seau.

Nous sommes en bout de ré­gion, il faut qu’on tra­vaille avec nos voi­sins (Lot, Can­tal, Puy­de­dôme…) avec les­quels nous avons des points com­muns. Et au ni­veau de la grande ré­gion, il va fal­loir dé­fendre notre bud­get. Car les taux de pré­lè­ve­ment dif­fèrent en fonc­tion des dé­par­te­ments. Si un taux unique est dé­ci­dé, nous ris­quons d’être dou­ble­ment per­dant. Il va fal­loir se dé­fendre col­lec­ti­ve­ment. ■

PHOTO FRÉDÉRIC LHERPINIÈRE

EN­THOU­SIASTE. Fran­cis Obry veut me­ner « un tra­vail de ter­rain et de proxi­mi­té ».

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