Georges Cha­peau au vo­lant de la Foire

J­7 avant la manifestation lit­té­raire qui ras­sem­ble­ra 300 au­teurs du 4 au 6 no­vembre

La Montagne (Brive) - - Brive Vivre Sa Ville - Blan­dine Hu­tin-mer­cier blan­dine.hu­tin@cen­tre­france.com

Une ving­taine de chauf­feurs, bé­né­voles pour l’es­sen­tiel, as­sure toutes les conduites d’au­teurs et in­vi­tés pen­dant les trois jours de la Foire du livre. À leur tête, Georges Cha­peau ré­pond tou­jours pré­sent.

Ques­tion or­ga­ni­sa­tion, on peut comp­ter sur Georges Cha­peau ! Voi­là 15 ans qu’il gère le parc au­to­mo­bile de la Foire du livre et les 22 chauf­feurs, et pas un ac­ci­dent à son ac­tif. « La pre­mière fois, j’ai conduit sur les trois jours, une Peu­geot. J’avais fait près de 300 km, on n’ar­rê­tait pas ! Et ça conti­nue ! »

Au­jourd’hui, Georges Cha­peau ne prend plus le vo­lant. C’est sty­lo en main qu’il pré­pare la Foire du livre, et té­lé­phone gref­fé à l’oreille qu’il passe les trois jours de la manifestation. « Je suis sur la Foire en per­ma­nence. À chaque coup de fil, j’ap­pelle un chauf­feur. Cer­tains ratent le car ex­près pour prendre une des voi­tures ! Les at­ta­chées de presse, de­puis le temps, me connaissent ; elles viennent me voir et on s’ar­range. Je suis Georges là­bas, pas M. Cha­peau ! »

Le casse­tête de Georges ? Conduire tous les au­teurs et in­vi­tés là où ils veulent, quand ils veulent. Sans tar­der évi­dem­ment et même quand ce n’était pas pré­vu. « En moyenne, chaque chauf­feur cu­mule entre 300 et 500 km sur trois jours, cal­cule leur conduc­teur en chef. Le nombre de fois où on va à Cas­ tel No­vel… »

Le gros mor­ceau de la Foire, le jour J à ne pas man­quer, c’est le ven­dre­di. Le jour où il fau­dra trim­bal­ler 37 au­teurs jeu­nesse dans 41 classes, plus le centre cultu­rel. « Je mets trois jours à mon­ter le pro­gramme », ra­conte Georges Cha­peau, poin­tant du doigt une liste de tra­jets longue comme le bras.

« En trois jours, chaque chauf­feur fait entre 300 et 500 km »

« En fonc­tion du pro­gramme four­ni par le com­mis­sa­riat gé­né­ral, tous les tra­jets sont ré­per­to­riés et en­semble, on les ré­par­tit pour que les 20 vé­hi­cules cir­culent sans ac­croc. L’es­sen­tiel, c’est que tous les au­teurs s’en aillent et que tous re­viennent ! À 5 mn près, les ho­raires ne sont pas tous res­pec­tés, mais si chaque chauf­feur res­pecte le plan­ning, ça se passe bien ».

Ri­gueur à tous les compteurs donc ! D’au­tant que « pour cor­ser les choses, cer­tains au­teurs ar­rivent le ven­dre­di, à la gare ou à l’aé­ro­port. Il faut tou­jours gar­ der une voi­ture dis­po­nible, et vé­ri­fier nous­même les ho­raires des trains ! »

Le ser­vice avant tout

Sa­chant que le ven­dre­di mi­di, le Train du livre ar­rive… Pour les au­teurs, des cars sont af­fré­tés. Mais le pré­sident, lui, a droit à une voi­ture. « C’est tou­jours Her­vé qui s’en charge, il est là de­puis 30 ans, ap­pré­cie Georges Cha­peau. Il connaît la ville comme sa poche, mais j’ai quand même sa voi­ture sous la main au cas où ». Au cas où au­cuns pré­fé­re­raient la voi­ture au car… « La Mer­cedes à la 4L, le taxi à la voi­ture… On es­saie d’ar­ran­ger tout le monde, mais il faut par­fois avoir le ca­rac­tère mieux fait que la fi­gure ! », s’amuse Georges Cha­peau.

Sa­me­di et di­manche, les chauf­feurs peuvent souf­fler… En­fin, presque. Il y a tou­jours les al­lées­ve­nues en ville, les conduites à la gare, peu à l’aé­ro­port. « Les voi­tures sont en ser­vice de 8 heures à 20 heures, rap­pelle Georges Cha­peau. Après, on laisse la place aux taxis. Dans chaque voi­ture d’ailleurs, il y a une carte des taxis. L’au­teur qui veut dé­bor­der se dé­brouille ; je suis as­sez strict là­des­sus ».

Reste les ex­cep­tions… « Une an­née, An­nie Du­pé­rey m’a de­man­dé à ren­trer à Gué­ret. Ex­cep­tion­nel­le­ment, une bé­né­vole creu­soise était ve­nue avec son vé­hi­cule per­son­nel, elle l’a em­me­née. Voi­là jus­qu’où on va quand on peut… » ■

PHO­TOS FRÉ­DÉ­RIC LHERPINIÈRE

SOU­VE­NIRS. Des anec­dotes de Foire, Georges Cha­peau en col­lec­tionne : « D’or­mes­son et De­bré sont d’une gen­tillesse ! Jacques Fai­san, sa na­na n’était pas agréable. Et Dru­cker ne sa­lue per­sonne, tou­jours droit comme un i »

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