DU MEXIQUE Ros­berg, une chance de sacre

L’al­le­mand peut dé­cro­cher le titre, di­manche

La Montagne (Brive) - - Sports L'actu Nationale -

Ni­co Ros­berg n’a ja­mais été aus­si près de conqué­rir le graal… L’al­le­mand peut dé­cro­cher son pre­mier titre de cham­pion du monde de For­mule 1 dès di­manche, s’il rem­porte le Grand Prix du Mexique et si son co­équi­pier chez Mer­cedes, Le­wis Ha­mil­ton, ne fait pas mieux que la dixième place.

Le vice­cham­pion du monde avait ga­gné l’an der­nier sur le Cir­cuit des Frères Ro­dri­guez. Il s’est dé­jà im­po­sé neuf fois cette an­née, contre sept vic­toires pour le triple cham­pion du monde an­glais qui le suit à 26 points.

S’il ré­ci­dive au Mexique (25 points), et même si Ha­mil­ton marque le point de la 10 place, ses 50 points d’avance se­ront suf­fi­sants, au nombre de vic­toires.

Les deux der­niers can­di­dats au titre ar­rivent gon­flés à bloc : Ros­berg a ga­gné ici l’an der­nier, et Ha­mil­ton a sur­vo­lé, di­manche der­nier, le GP des États­unis à Aus­tin. Soit sa 50e vic­toire en F1, presque aus­si bien qu’alain Prost (51) mais en­core très loin de l’in­éga­lable Mi­chael Schu­ma­cher (91).

« C’était vrai­ment bien d’ac­cro­cher cette 50 vic­toire après deux wee­kends dif­fi­ciles », a ré­agi le Bri­tan­nique. Au Ja­pon, il a ra­té son dé­part et ter­mi­né 3e. Du coup, Ros­berg peut être sa­cré en ter­mi­nant les trois der­nières manches de l’an­née à la deuxième place… der­rière Ha­mil­ton.

C’est sans comp­ter avec l’hy­po­thèse d’une casse mé­ca­nique, tou­jours pro­bable.

L’am­biance se­ra chaude si le temps est aus­si beau que l’an der­nier, les 135.000 spec­ta­teurs s’étant mon­trés par­ti­cu­liè­re­ment en­thou­siastes. Et s’il pleut pen­dant la course (50 % de chances, se­lon la mé­téo lo­cale, ndlr), tout se­ra vrai­ment pos­sible, pas seule­ment pour Ros­berg et Ha­mil­ton.

Dans l’his­toire ré­cente de la F1, ce ne se­ra que le deuxième GP du Mexique sur ce tra­cé ré­no­vé en 2014, dans un parc de la ca­pi­tale mexi­caine. Avec ce pas­sage dans le stade de ba­se­ball (Fo­ro Sol) qui offre au pu­blic une vue pa­no­ra­mique de la piste, à l’image du cé­lèbre « sta­dium » d’ho­cken­heim, en Al­le­magne.

« Un cir­cuit glis­sant »

Le GP du Mexique s’est dis­pu­té de 1963 à 1993 sur l’an­cien tra­cé. C’est le plus éle­vé de la sai­son de F1, à plus de 2.200 mètres d’al­ti­tude. Avec une con­sé­quence di­recte sur l’adhé­rence : « Ce cir­cuit est ex­trê­me­ment glis­sant, car l’al­ti­tude di­mi­nue l’ap­pui aé­ro­dy­na­mique sur les mo­no­places », sou­ligne Ha­mil­ton.

L’autre course dans la course, avec le po­dium en ligne de mire, op­po­se­ra Red Bull et Fer­ra­ri, avec en jeu le titre ho­no­ri­fique de vice­cham­pion du monde des construc­teurs. L’équipe de Mil­ton Keynes, a pris le large : 53 points d’avance sur la Scu­de­ria de Ma­ra­nel­lo.

Comme pour Ha­mil­ton et Ros­berg, comme pour Force In­dia et Williams, la fia­bi­li­té se­ra cru­ciale. À Aus­tin, Red Bull a per­du Max Vers­tap­pen en route (boîte de vi­tesses blo­quée) et Fer­ra­ri a mal ser­ré une roue de Ki­mi Räikkö­nen. Soit beau­coup de points per­dus, des deux cô­tés. À suivre. ■

OP­POR­TU­NI­TÉ. Ros­berg se rap­pro­che­ra du titre de cham­pion du monde s’il s’im­pose au Mexique.

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