Un coup de pro­jec­teur sur les règles du don d’organes

La Montagne (Brive) - - Jeux -

Ce film, adap­té du ro­man de Mae­lys de Ke­ran­gal, qui en­tre­croise l’his­toire d’un jeune homme vic­time d’un ac­ci­dent et celle d’une femme ma­lade du coeur, pose la dé­li­cate ques­tion du don d’organes, dont les règles sont en­core mal connues. C’est pour­quoi l’agence de la bio­mé­de­cine (*) – l’éta­blis­se­ment pu­blic qui gère les pré­lè­ve­ments et les greffes d’organes en France (photo AFP) – veut in­ci­ter « au maxi­mum les gens à faire connaître leur vo­lon­té de leur vi­vant ». « Dans le film, le don­neur est mi­neur, c’est donc aux pa­rents de dé­ci­der », ex­plique le Pr Oli­vier Bastien, char­gé des pré­lè­ve­ments et greffes d’organes à l’agence de la bio­mé­de­cine. Mais pour les adultes, « la loi sti­pule que l’on est don­neur pré­su­mé, à moins d’avoir ex­pri­mé son re­fus », rap­pelle­t­il. Un prin­cipe que « seule­ment 7 % des Fran­çais connaissent ». Ac­tuel­le­ment, pour si­gni­fier son re­fus du don d’organes, on doit s’ins­crire sur le re­gistre na­tio­nal des re­fus, en ren­voyant un for­mu­laire et une pièce d’iden­ti­té par voie pos­tale. Plus de 5.700 greffes d’organes ont été réa­li­sées, l’an der­nier, en France, sit une pro­gres­sion de 7 % par rap­port à 2014 pla­çant le pays au pre­mier rang eu­ro­péen ; et plus de 57.000 per­sonnes vivent avec un or­gane gref­fé. Dans le même temps, la liste des per­sonnes en at­tente de greffe s’al­longe : elles étaient plus de 21.000 fin 2015, un chiffre qui a dou­blé en vingt ans ! ■

(*) Plus d’in­fos sur : www.agence­bio­me­de­cine.fr

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