Ar­thur Ro­zen­feld, pro­gres­sion va­li­dée

La Montagne (Brive) - - Sports Limousin - Jean-phi­lippe Béal

Après deux an­nées en Pro B, Ar­thur Ro­zen­feld monte en­core d’un cran, ce­lui de la Pro A. L’ex-cha­ma­lié­rois vient de si­gner un contrat de deux ans à Cha­lon, le tout nou­veau cham­pion de France.

À l’image du Stras­bour­geois Franck Nti­li­ki­na, Ar­thur Ro­zen­feld vient lui aus­si de s’of­frir un al­ler­re­tour France­usa, via Las Ve­gas et New York. Mais bien moins ex­press et sans Draft en toile de fond. Pour l’ex­cha­ma­lié­rois de 22 ans, il s’agis­sait juste de pro­fi­ter à plein de sa cou­pure ha­bi­tuelle de quelques se­maines avant de lan­cer vé­ri­ta­ble­ment la pré­pa­ra­tion d’une sai­son qui mé­ri­te­ra bien son titre de « nou­velle ». Ren­contre au do­mi­cile fa­mi­lial, entre deux séances d’en­tre­tien phy­sique et vi­sites au tour­noi in­ter­na­tio­nal U20 de Cler­mont où Ar­thur a pu no­tam­ment re­trou­ver d’« anciens » par­te­naires de L’ASVEL.

Ar­thur, vous avez été ré­com­pen­sé lors des der­niers Tro­phées LNB par ce­lui de la meilleure pro­gres­sion de Pro B. Vos im­pres­sions ? fait, à l’in­ter­sai­son der­nière, d’être pas­sé de Bou­logne à Roanne, c’est sûr que ce n’était pas les mêmes at­tentes me concer­nant et pas les mêmes de­voirs non plus puis­qu’on me don­nait plus de res­pon­sa­bi­li­tés. Ce Tro­phée, ça dit que ça a plu­tôt bien fonc­tion­né pour moi. Et je dois re­mer­cier Laurent Plu­vy qui m’a don­né ma chance comme me­neur n° 1, qui m’a fait con­fiance. Un bi­lan sur cette sai­son roan­naise ?

In­di­vi­duel­le­ment, elle m’a per­mis d’évo­luer, de ga­gner en ex­pé­rience. On es­pé­rait un meilleur ré­sul­tat col­lec­tif, mal­gré un dé­part en bou­let de ca­non. Il y a tout de même ce Tro­phée de Lea­ders Cup. Mais il n’ef­face pas le reste, c’est une belle pe­tite pa­ren­thèse. C’est dom­mage mais on ne peut s’en prendre qu’à nous. Je pense qu’on a man­qué de du­re­té phy­sique. Quand il y avait de l’in­ten­si­té en face, on ne sa­vait pas ré­pondre. On a man­qué de vé­cu, aus­si. Après, on ne s’at­ten­dait pas à vivre une sai­son comme celle­là mais ce qui est po­si­tif, c’est que le groupe n’a pas ex­plo­sé. Comme il n’y avait que des bonnes per­sonnes, il est tou­jours res­té très sain. Et vous voi­là à Cha­lon… Cha­lon s’est si­gna­lé très tôt, en jan­vier. Cha­lon, c’est la Pro A, un grand club, avec un très bon fonc­tion­ne­ment et de belles in­fra­struc­tures. Et puis il y a Jean­de­nys Chou­let. On a dis­cu­té plu­sieurs fois. C’est une forte per­son­na­li­té, quel­qu’un qui n’a pas peur de dire les choses, proche de ses joueurs. Et qui prône un basket très ou­vert, avec beau­coup de li­ber­té et por­té vers l’at­taque, dans la conti­nui­té de ce que j’ai connu avec Ger­main Cas­ Qu’at­tend-on de vous à Cha­lon ?

Le fait qu’on m’ait pro­po­sé di­rec­te­ment un contrat de deux ans, c’est en­cou­ra­geant. Après, je n’au­rai bien sûr pas le même rôle parce que j’ar­rive en Pro A, je se­rai le n° 2. Je me place dans l’op­tique d’une pro­gres­sion in­di­vi­duelle mais dans tous les sec­teurs du jeu, l’adresse, le shoot, la dex­té­ri­té, les ap­puis… L’ex­plo­si­vi­té et la vi­va­ci­té qui font la dif­fé­rence en Pro À par rap­port à la Pro B.

Vous avez la ré­pu­ta­tion d’avoir une forte per­son­na­li­té, vous aus­si… (sou­rire) Oui, mais c’est là aus­si, je pense, où j’ai pro­gres­sé, la sai­son der­nière. Là où elle s’ex­pri­mait par­fois dans la frus­tra­tion, je suis de­ve­nu plus po­si­tif, je n’ou­blie pas que je dois gui­der les autres. Me­neur c’est un rôle com­plexe et ce sta­tut de n° 1, ça m’a ame­né à ré­flé­chir plus, à plus prendre en compte les autres, à bien re­pé­rer ce qu’ils aiment dans le jeu, ce qui les met en con­fiance…

CRÉ­DIT H. BELLENGER/IS/LNB

Meilleure pro­gres­sion de Pro B. TRO­PHÉE.

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