AN­TOINE ET SI­MONE VEIL, UNE VIE EN­TIÈRE FAITE D’AMOUR…

La Montagne (Brive) - - Sports -

ÉPOUX. Un rôle dis­cret mais dé­ci­sif. Em­ma­nuel Ma­cron a an­non­cé, hier, lors de l’hom­mage na­tio­nal ren­du à Si­mone Veil aux In­va­lides, qu’elle re­po­se­rait au Pan­théon « avec son époux », mort le 12 avril 2013. An­toine Veil a eu un rôle dis­cret mais dé­ci­sif dans la vie de celle qu’il ren­con­tra sur les bancs de l’ins­ti­tut d’études po­li­tiques de Pa­ris, en 1945, peu après son re­tour en France et sa ter­rible ex­pé­rience dans les camps. An­toine, qui avait de peu échap­pé à la Dé­por­ta­tion, se di­sait d’ailleurs sur­pris de « l’étran­ge­té de cette his­toire abo­mi­nable dans une Eu­rope aus­si évo­luée qu’elle l’est ». Le couple se ma­rie le 26 oc­tobre 1946 et fonde ra­pi­de­ment une fa­mille. En­semble, ils au­ront trois en­fants : Jean, né en 1947, Claude­nicolas (19482002) et Pierre­fran­çois (1954). De son vi­vant, An­toine Veil a tou­jours voué une ad­mi­ra­tion sans borne à son épouse. Ain­si, lorsque cette der­nière est nom­mée mi­nistre de la San­té par Va­lé­ry Gis­card d’es­taing, en 1974, il la sou­tient coûte que coûte et ac­cepte, sans bron­cher, le sta­tut pas tou­jours plai­sant de « ma­ri de ». Dans une in­ter­view à il eut d’ailleurs cette ré­flexion pleine d’humour, peu après sa no­mi­na­tion : « Quand j’ai vu qu’elle évo­luait en For­mule 1, je suis re­tour­né au fond de la classe ! »

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