Ar­rê­tés pour avoir sac­ca­gé des ver­gers

Deux mises en exa­men dans l’af­faire du sac­cage des pom­miers

La Montagne (Brive) - - La Une - Lae­ti­tia Sou­lier

Deux qua­dra­gé­naires mis en exa­men pour l’af­faire de 2014.

Deux qua­dra­gé­naires aux « mo­ti­va­tions éco­lo­giques floues » ont été mis en exa­men mer­cre­di. Ils re­con­naissent le sac­cage des pom­miers de Con­cèze en 2014.

Il y a du nou­veau dans l’af­faire du sac­cage des pom­miers cor­ré­ziens in­ter­ve­nu en 2014, puis en 2015. Les in­ves­ti­ga­tions et no­tam­ment l’ex­ploi­ta­tion d’un té­moi­gnage ont abou­ti à la pré­sen­ta­tion de deux in­di­vi­dus au juge d’ins­truc­tion de Brive, mer­cre­di après­mi­di.

Le pre­mier, né en 1970, ha­bite en Cor­rèze. Il est sans pro­fes­sion. Le se­cond, né en 1975, était SDF et sans pro­fes­sion.

Mis en exa­men, tous les deux ont re­con­nu le sac­cage de Con­cèze. En 2014, les 26 et 27 mai, un verger de pom­miers était la cible de dé­gra­da­tions de masse. Sept cents jeunes arbres avaient été dé­truits pro­vo­quant la co­lère des ar­bo­ri­cul­teurs et am­pli­fiant le ma­laise dé­jà ins­tal­lé entre cette pro­fes­sion et les dé­fen­seurs de l’en­vi­ron­ne­ment.

À cette pé­riode, les cons­ ta­ta­tions ré­vèlent la pré­sence de deux au­teurs, des sai­son­niers, dont l’un s’est em­ployé à cou­per les arbres en des­sous du point de greffe, tra­his­sant une par­faite connais­sance de l’ar­bo­ri­cul­ture. Une re­ven­di­ca­tion écrite condamne une culture par l’em­ploi de pro­duits phy­to­sa­ni­taires et ne laisse que peu de doute sur le mo­bile de l’ac­tion.

La bri­gade de re­cherches de la gen­dar­me­rie de Brive a mis en place un groupe d’en­quête et pour­sui­vi d’im­por­tantes in­ves­ti­ga­tions dans le cadre de deux in­for­ma­tions ju­di­ciaires ou­vertes par le par­quet de Brive.

Mo­ti­va­tions éco­lo­giques floues

Une opé­ra­tion de gen­dar­me­rie en plu­sieurs points du ter­ri­toire na­tio­nal, dont Ar­ras, a eu lieu en dé­but de se­maine. Les deux in­di­vi­dus qui ont re­con­nu le sac­cage de Con­cèze étaient « a prio­ri les deux seuls membres d’un groupe qu’ils ont bap­ti­sé GAAPA (Groupe ac­tion an­ti pol­lu­tion pes­ti­cide agri­coles) dont les mo­ti­va­tions éco­lo­gistes semblent floues et peu pro­fondes », se­lon le pro­cu­reur de Brive Laurent Czer­nik.

Les deux qua­dra­gé­naires ont éga­le­ment été mis en exa­men pour le sac­cage de Vi­geois, in­ter­ve­nu le 23 dé­cembre 2015, sur quelque 1.300 jeunes arbres. Mal­gré un mo­dus ope­ren­di iden­tique à ce­lui de Vi­geois, les deux in­di­vi­dus nient cette fois les faits. Ils ont été pla­cés sous contrôle ju­di­ciaire strict par le juge de la li­ber­té et de la dé­ten­tion. Les in­ves­ti­ga­tions se pour­suivent.

Ces sac­cages étaient ve­nus je­ter le trouble entre ri­ve­rains et pro­fes­sion­nels qui es­sayaient de trou­ver un mo­dus vi­ven­di ac­cep­table pour tous. De­puis, du che­min a tou­te­fois été par­cou­ru avec la si­gna­ture d’une charte des bonnes pra­tiques.

ARCHIVES

DES­TRUC­TION. À Con­cèze, 700 jeunes arbres avaient été sac­ca­gés en mai 2014.

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