Bar­det : « Etre très of­fen­sif »

La Montagne (Brive) - - Tour de France 2017 -

Ro­main Bar­det, pas­sé près de la vic­toire di­manche à Chambéry, a confir­mé hier sa vo­lon­té de jouer l’of­fen­sive dans le Tour de France dont il oc­cupe la troi­sième place après neuf étapes.

«L’équipe (AG2R La Mon­diale) et moi avons mon­té d’un cran par rap­port à l’an der­nier », se fé­li­cite l’au­ver­gnat, dau­phin de Ch­ris Froome en 2016, qui dit « se ré­ga­ler de cou­rir de cette fa­çon. »

Comment ana­ly­sez-vous votre si­tua­tion ? Elle pour­rait être meilleure mais elle n’est pas mau­vaise. Pour nous, la si­tua­tion est plu­tôt fa­vo­rable même si, avec un peu plus de réus­site, ce­la au­rait pu être un gros coup hier (di­manche, ndlr). Il reste en­core beau­coup d’étapes, ça s’an­nonce plu­tôt bien.

Etes-vous dans les temps de pas­sage ? Tout peut bas­cu­ler ra­pi­de­ment pour les écarts. Je constate que j’ai réus­si à ré­pondre à toutes les at­taques de Ch­ris Froome en mon­tagne, c’est plu­tôt ras­su­rant. J’es­père que la dynamique va se pour­suivre sur des ter­rains qui me convien­dront peut­être en­core mieux, dans les Alpes.

Pou­vez-vous ga­gner ce Tour ? Je ne sais pas si je peux le ga­gner, en tout cas je vais me battre pour es­sayer de le faire. La Sky est

Froome n’a pas été en me­sure d’écra­ser la course comme il a pu le faire au­pa­ra­vant. Ce­la veut-il dire qu’il est peut-être pre­nable ? L’ave­nir le di­ra. Néan­moins, s’il avait pu par­tir seul à La Planche des Belles Filles ou au Mont du Chat, il l’au­rait fait. J’ai consta­té qu’il y avait quatre­cinq grim­peurs qui étaient qua­si­ment du même ni­veau. Entre nous, ça va être main­te­nant une guerre au­tant psy­cho­lo­gique que très forte et ça reste du vé­lo, on l’a vu hier avec Ri­chie Porte. Je vais conti­nuer à être sur un mode très of­fen­sif. tac­tique, et aus­si la fa­cul­té de cha­cun à en­cais­ser les grosses étapes, les gros tem­pos.

Ce Tour va-t-il être ex­cep­tion­nel au vu de tout ce qui s’est dé­jà pas­sé ? Peut­être, j’es­père, mais l’his­toire reste en­core à écrire. On a de beaux scé­na­rios de course, on a un très beau par­cours qui nous est pro­po­sé avec pas trop de temps morts. On a des paires d’étapes, deux dans le Ju­ra, deux dans les Py­ré­nées, deux dans les Alpes, et ça rend la course at­trac­tive. Pour­quoi at­ta­quer en des­cente ? Per­sonne n’a pu at­

Le maillot jaune n’est pas si loin ? (sou­rire) Il n’est pas si près non plus. On me­sure le ta­lent de nos ad­ver­saires. Néan­moins, on reste fi­dèle à ce qu’on sait faire, peut­être en pas­sant par l’at­taque, en comp­tant sur les cir­cons­tances, en tout cas on va jouer notre va­tout. L’an der­nier c’était pour ac­cé­der au po­dium, peut­être cette an­née plus haut.

Les autres cou­reurs son­tils hors jeu ? Les spé­cia­listes de grands tours peuvent en­core re­faire sur­face, je pense à un Quin­ta­na, à un Con­ta­dor. Les classements ne sont sur­tout pas fi­gés.

Comment si­tuer Froome par rap­port aux an­nées pas­sées ? Je ne sais pas, en tout cas il a ga­gné trois Tours de France et il est en­core en jaune. Il est vrai­ment en si­tua­tion idéale pour en­core ins­crire son nom au pal­ma­rès. Il est au moins aus­si fort que les autres an­nées.

Peut-on at­ta­quer partout sur le Tour, même sur un in­ci­dent mé­ca­nique comme Aru l’a fait di­manche ? Cha­cun est son propre juge, ce n’est pas quelque chose que j’au­rais fait. ta­quer en mon­tagne, on es­saye d’at­ta­quer là où on peut. Il faut être à l’af­fût des op­por­tu­ni­tés, il n’y en a pas à chaque étape de mon­tagne mais, quand elles se pré­sentent, il faut ré­pondre pré­sent.

PUGNACE. « Je ne sais pas si je peux ga­gner le Tour, en tout cas je vais me battre pour es­sayer de le faire », confie Bar­det.

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