Ils sont clients du cam­ping de­puis 30 ans

Le couple de re­trai­tés vient au Cam­ping du lac, chaque an­née, pour la haute sai­son

La Montagne (Brive) - - La Une -

Sandres et gi­rolles font le bon­heur d’odile et Alain Bru­net, un couple du Mans qui, chaque an­née, ins­talle sa ca­ra­vane au Cam­ping du Lac.

DA­naïs Lebranchu tulle@cen­tre­france.com ans un éclat de rire, Odile Bru­net ex­plique : « Nous ve­nons au cam­ping de­puis 1986. On peut dire que nous sommes des fi­dèles ! ».

Chaque an­née, au dé­but du mois de juin, c’est le dé­but de la sai­son de la pêche pour Alain Bru­net. Alors, le couple de re­trai­tés du Mans par­court plus de 400 km pour s’ins­tal­ler deux mois et de­mi dans le cam­ping de Mar­cillac­la­croisille.

Dans une ca­ra­vane der­nière gé­né­ra­tion, Alain et Odile Bru­net res­tent jus­qu’à la fin de l’été sur leur em­pla­ce­ment ré­ser­vé, le n° 20. Pour cause, comme l’ex­plique Odile Bru­net : « Nous avons une vue sur le lac et notre an­tenne capte bien les chaînes de té­lé­vi­sion ».

Le couple de re­trai­tés passe ses va­cances en Cor­rèze de­puis plus de 30 ans : « Nous avons dé­jà tout vi­si­té, constate Odile Bru­net, nous al­lons en­core à Beau­lieu, chaque an­née, mais si­non on reste tran­quille ».

Pêche et cham­pi­gnons

Odile et Alain Bru­net ne viennent pas au cam­ping pour la pis­cine, le bad­min­ton ou le théâtre. Même si ces ac­ti­vi­tés font le bon­heur de leurs pe­tits en­fants, eux pré­fèrent pê­cher et cueillir des cham­pi­gnons. Alain Bru­net raconte: « Je me lève tous les ma­tins à l’aurore, vers 4 h 30 pour al­ler pê­cher. J’aime voir le lac au le­ver du so­leil. ». Odile Bru­net, elle, pré­fère se re­po­ser le ma­tin puis par­tir, l’après­mi­di, à la re­cherche de cham­pi­gnons. Les gi­rolles sont ses pré­fé­rées. « J’en ra­mène à mes amis et mes en­fants. Lorsque j’en cui­sine l’hi­ver. Ils sont très contents ! ».

Si le quo­ti­dien d’odile et Alain Bru­net est bien dé­fi­ni. Les aléas na­tu­rels peuvent per­tur­ber leurs ha­bi­tudes : « cette an­née la pêche n’a pas été très bonne », constate avec peine le pas­sion­né. Odile Bru­net ren­ché­rie : « La cueillette des cham­pi­gnons n’a pas été très riche non plus ».

Mais pas de quoi dis­sua­der ces ha­bi­tués, Alain Bru­net re­trouve le sou­rire : « Avec la pluie qui tombe en ce mo­ment, nous, on est content, ça va les faire pous­ser ».

Du calme… mais pas trop.

Le couple de Man­ceaux vient à Mar­cillac­la­croisille pour pro­fi­ter du calme cor­ré­zien : « Ici il y a une grosse dif­fé­rence avec les cam­pings en bord de mer. Quand nous étions jeunes, nous al­lions dans le Mi­di. Au­jourd’hui nous vou­lons ab­so­lu­ment du calme », ex­plique Odile Bru­net.

Mais point trop n’en faut, Alain et Odile Bru­net re­grettent les ani­ma­tions qui avaient lieu au coeur de la com­mune. « Avant il y avait des feux d’ar­ti­fices, de l’ani­ma­tion. Au­jourd’hui les com­merces se meurent. Il n’y a même plus de sta­tion d’es­sence », re­grette le couple.

Mais même après ce constat, Odile Bru­net se fé­li­cite de pou­voir, chaque an­née, ra­me­ner du veau pour ses proches : « La bou­che­rie est de très bonne qua­li­té. Chaque an­née en re­ve­nant, je leur fais un rô­ti di­vin et ils sont très contents ».

PHO­TO AGNÈS GAUDIN

HA­BI­TUÉS. Odile et Alain Bru­net aiment pro­fi­ter du calme et de la na­ture au Cam­ping du lac.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.