Jus­qu’ici tout al­lait bien pour le Team Sky...

L’équipe bri­tan­nique, qui a ca­de­nas­sé les der­nières édi­tions, s’est mon­trée friable

La Montagne (Brive) - - Estivités -

Voir Chris Froome lâ­cher hier dans la mon­tée de Pey­ra­gudes der­rière Fa­bio Aru et Ro­main Bar­det, l’image a fait mal chez Sky, l’équipe du Bri­tan­nique. Même si le Tour est loin d’être per­du pour le triple vain­queur de la course.

Jus­qu’à l’al­ti­port 007, le train Sky, Mi­kel Nieve et Mi­kel Lan­da en tête, avait pour­tant im­po­sé un rythme d’en­fer et fait cra­quer Nai­ro Quin­ta­na et Al­ber­to Con­ta­dor.

C’était le plan : contrô­ler la course, avant que Froome ne porte l’es­to­cade dans le fi­nal comme il aime le faire en mon­tagne, his­toire de mon­trer qu’il est le pa­tron du Tour.

Mais dis­tan­cé après les at­taques de Fa­bio Aru et de Ro­main Bar­det, le Bri­tan­nique a fi­ni sep­tième de l’étape à 22 se­condes du Fran­çais. Et même der­rière son... lieu­te­nant Lan­da (4e).

« Je n’ai pas d’excuses », a pes­té Froome après la course, « mes équi­piers ont fait un bou­lot in­croyable au­jourd’hui mais je n’avais pas les jambes à la fin pour conclure, c’est aus­si simple que ça. C’était bru­tal, avec une pente de plus de 20% ».

Chez Sky, qui te­nait le maillot jaune de­puis le Grand Dé­part à Düs­sel­dorf (Tho­mas puis Froome), la pi­lule est amère.

« C’est ja­mais agréable de perdre le maillot jaune, ça fait mal au coeur », a ré­agi le di­rec­teur spor­tif de l’équipe, Ni­co­las Por­tal.

« Les gars ont su­per bien rou­lé jus­qu’à la fin et fi­na­le­ment Chris n’a pas réus­si à mettre la balle au fond. La vic­toire d’étape n’était pas une obli­ga­tion mais (...) Chris se sen­tait bien, on s’est dit “on tente la vic­toire”, mais c’est un jeu de po­ker men­teur car on peut aus­si perdre », at­il ajou­té. Et c’est ce qu’il s’est pas­sé.

Froome et son « Team Sky » sont tou­te­fois loin d’avoir per­du le Tour à Pey­ra­gudes.

« La course com­mence pour de bon main­te­nant », a as­su­ré le Bri­tan­nique, dis­tan­cé de seule­ment 6 se­condes par Aru au clas­se­ment gé­né­ral.

« Au Dau­phi­né on nous don­nait morts. Au dé­but du Tour aus­si, on a dit “les Sky sont moins forts que l’an­née der­nière”. Fi­na­le­ment, on a été en jaune jus­qu’à main­te­nant, on a fait aus­si 1er, 3e, 5e, 6e du chro­no. Le ni­veau se res­ serre tous les ans entre les meilleurs et le Tour a été des­si­né pour être un peu plus pi­quant », sou­ligne Por­tal qui s’at­tend à une ba­garre « com­pli­quée, dure » jus­qu’à Pa­ris.

Chez ses ri­vaux, l’image de la dé­faillance fi­nale du triple vain­queur de l’épreuve (2013, 2015, 2016) a en tout cas im­mé­dia­te­ment ai­gui­sé les ap­pé­tits.

« Avec Froome, on ne sait ja­mais »

« On a vu au­jourd’hui que Froome était bat­table, pas aus­si fort que les autres an­nées et on va es­sayer en­core jour après jour », a lan­cé Alexandre Vi­nou­kou­rov, ma­na­ger d’as­ta­na, l’équipe d’aru. « L’équipe Sky est très, très forte mais on a vu au­jourd’hui que son ca­pi­taine lâ­chait un peu prise ».

« Mais avec Froome, on ne sait ja­mais », a­t­il mis en garde.

« On reste des êtres hu­mains et s’il a mon­tré des li­mites, il a bien li­mi­té les dé­gâts et je me mé­fie de sa réac­tion », a pré­ve­nu pour sa part Ro­main Bar­det. En pen­sant cer­tai­ne­ment à une ven­geance des Sky dès au­jourd’hui en Ariège

TRAIN. Chris Froome avait en­core trois co­équi­piers dans l‘avant-der­nière mon­tée mais Fa­bio Aru (à droite) puis Ro­main Bar­det ont fait vo­ler l’uni­té du Team Sky.

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