Brive fes­ti­val dope l’éco­no­mie lo­cale

La Montagne (Brive) - - La Une - PHO­TO D’AR­CHIVES PAS­CAL PERROUIN

RÉ­SER­VA­TIONS.

Chaque an­née, l’or­ga­ni­sa­tion de Brive fes­ti­val tra­vaille en par­te­na­riat avec des hô­tels lo­caux pour hé­ber­ger ar­tistes et mu­si­ciens.

SUR PLACE.

Sur les ter­rasses voi­sines ou dans le vil­lage de la ma­ni­fes­ta­tion, food­truck et res­tau­rants ré­galent les fes­ti­va­liers.

Au Col­longes, à la Truffe Noire, au châ­teau de La­can ou en­core à Cas­tel No­vel, cer­tains hô­tels de Brive se par­tagent les équipes de Brive fes­ti­val ; ar­tistes, mu­si­ciens ou en­core tech­ni­ciens. Cadre idy­lique à quelques ki­lo­mètres, ou proxi­mi­té maxi­male avec le site, à cha­cun ses atouts. Du cô­té des res­tau­ra­teurs alen­tours, on se frotte aus­si les mains : une bonne ter­rasse, et le fes­ti­va­lier pro­fite des soi­rées comme si il y était.

Cette an­née en­core, ils af­fi­che­ront com­plet. Pour re­joindre l’une de leurs 48 chambres, il n’y a que quelques pas à fran­chir. Et ça, les mu­si­ciens, tech­ni­ciens, ar­tistes ou fes­ti­va­liers l’ont bien com­pris. Res­pon­sable de l’hô­tel du Quer­cy, quai Tour­ny, à Brive, Da­vid Mendes peut se tar­guer d’ac­cueillir, chaque an­née, une poi­gnée de têtes d’af­fiche entre ses murs. « Le mois de juillet est de plus en plus creux dans les ré­ser­va­tions, mais grâce à des éve­ne­ments comme Brive fes­ti­val, ce­la nous per­met de dy­na­mi­ser la der­nière quin­zaine et de réa­li­ser un bon chiffre d’af­faires ».

À 70 %, ses chambres sont oc­cu­pées par les ar­tistes. Les 30 % res­tants sont ré­ser­vés aux fes­ti­va­liers qui, plus que la proxi­mi­té avec la scène, re­cherche une proxi­mi­té avec les ar­tistes. « Cer­tains passent des heures à at­tendre dans le hall, re­prend Da­vid Mendes. Les fa­milles qui viennent ici es­pèrent sou­vent aper­ce­voir les chan­teurs ou chan­teuses au dé­tour d’un es­ca­lier ! ». Pour aper­ce­voir Matt Po­ko­ra ou Ch­ris­tophe Maé de­vant son bol de ca­fé au pe­tit­dé­jeu­ner, ce n’est quand même pas ga­gné. En re­vanche pour le per­son­nel des hô­tels, re­ce­voir des cé­lé­bri­tés obligent par­fois à re­voir la co­pie. « Il y a des im­pré­vus ! ». Comme l’ar­ri­vée de Black M ou de Va­nes­sa Pa­ra­dis au dé­bot­té, à qui il a fal­lu « pré­pa­rer la suite au der­nier étage alors qu’elle de­vait lo­ger dans un hô­tel à l’ex­té­rieur de Brive », se sou­vient le res­pon­sable. Des pe­tits grains de sables dans une or­ga­ni­sa­tion qua­si mil­li­mé­trée, qui ne viennent heu­reu­se­ment pas en­railler la ma­chine. Au contraire. « C’est notre pi­ment à nous ! »

Les ar­tistes, adeptes du « day use »

Du cô­té de la Truffe Noire, les 27 chambres se­ront elles aus­si toutes oc­cu­pées du­rant les soirs de concerts de Brive fes­ti­val. Car en plus des ar­tistes, il y a aus­si les par­te­naires et autres in­vi­tés à lo­ger. « Les chambres sont ré­ser­vées par les équipes des mois à l’avance, pré­cise Es­telle La­chaise, pro­prié­taire des deux éta­blis­se­ments (Truffe noire et Quer­cy). « Pour les hô­tels à proxi­mi­té du fes­ti­val, c’est une vraie plus­va­lue de pou­voir bé­né­fi­cier du rayon­ne­ment de l’évé­ne­ment ».

Et ce ne sont pas les res­tau­ra­teurs alen­tours, chan­ceux d’être équi­pés d’une ter­rasse, qui di­ront le contraire. « On af­fiche com­plet tous les soirs ! ».

En pre­mière ligne, l’ins­tant basque per­met aux mal­chan­ceux dé­pour­vus de billet ou aux al­ler­giques à la foule de pro­fi­ter du concert tran­quille­ment ins­tal­lés au­tour d’une table. « L’idée, ce n’est pas for­cé­ment de re­nou­ve­ler, ex­plique Fran­çois Vayne, co­gé­rant de l’éta­blis­se­ment. Ceux qui ar­rivent en dé­but de concert passent en gé­né­ral la soi­rée chez nous ». Pour lui comme pour ses voi­sins, chaque évé­ne­ment de la place de la Guierle est, pro­fes­sion­nel­le­ment, in­té­res­sant.

Que ce soit pour la Foire du livre en no­vembre, ou pour Brive fes­ti­val en juillet, il y au­ra tou­jours des es­to­macs à sus­ten­ter ou des afi­cio­na­dos de mu­sique à hé­ber­ger. Mais si le fes­ti­va­lier a ten­dance à louer sa chambre d’hô­tel pour y dor­mir, les ar­tistes, eux, ne font par­fois que pas­ser en jour­née. « Il faut adap­ter nos ho­raires et avoir des équipes au com­plet. Cer­tains ar­rivent très tôt le ma­tin, ou tard le soir », ex­plique Es­telle La­chaise. À Da­vid Mendes d’ajou­ter : « 70 % de ceux qui ont ré­ser­vé ne font que pas­ser. Pour Brive fes­ti­val, il y a net­te­ment plus de “day use”. Ils viennent pour faire une sieste, prendre une douche entre les ré­pé­ti­tions… » Et re­partent une fois les der­nières notes de leur concert jouées.

De quoi li­mi­ter les pos­si­bi­li­tés de croi­ser son ar­tiste fa­vo­ri au saut du lit…

PHO­TO DR

FOULE. En 2016, 35.000 fes­ti­va­liers sont pas­sés par Brive.

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