Christopher Froome pas se­rein

Le maillot jaune avant la troi­sième se­maine

La Montagne (Brive) - - Tour de France 2017 -

Avec moins de 30 se­condes d’avance sur ses trois prin­ci­paux ri­vaux à l’aube de la troi­sième se­maine du Tour de France, le maillot jaune Ch­ris Froome n’a pas sa marge ha­bi­tuelle et ne se sent pas à l’abri.

Une fai­blesse jeu­di dans la mon­tée de Pey­ra­gudes qui lui a fait perdre le maillot jaune, re­pris deux jours plus tard à l’ita­lien Fa­bio Aru à Ro­dez, deux en­nuis mé­ca­niques dont le der­nier di­manche dans le Mas­sif cen­tral qui au­rait pu lui coû­ter très cher : le Tour du triple vain­queur bri­tan­nique n’est pas un long fleuve tran­quille.

À l’heure d’at­ta­quer la troi­sième se­maine et les Alpes, le lea­der de Sky dis­pose d’un avan­tage très maigre, qu’il de­vrait aug­men­ter dans le contre­la­montre sa­me­di à Mar­seille, à la veille de l’ar­ri­vée sur les ChampsE­ly­sées.

Mais le Bri­tan­nique, qui peut comp­ter de sur­croît sur une meilleure équipe que ses ri­vaux, avoue qu’il n’est pas se­rein.

« Je ne dor­mi­rai pas sur mes deux oreilles (si les écarts sont iden­tiques avant le contre­la­montre, ndlr). Nous avions tou­jours su que ce­la al­lait être une course ser­rée et c’est exac­te­ment ce qu’il se passe », a dé­cla­ré Froome hier ma­tin au Puy­en­velay, où le Tour a fait re­lâche.

« C’était at­ten­du et je sa­vais que chaque étape, chaque se­conde, al­laient comp­ter », a­t­il ajou­té.

Ri­go­ber­to Uran, le plus dan­ge­reux ?

Et dans cette ba­garre, Froome semble craindre Uran plus que les autres.

« Ri­go­ber­to Uran est peut­être un peu l’in­vi­té sur­prise à l’abri des ra­dars mais il est pro­ba­ble­ment le meilleur en contre­la­montre de ce groupe de pré­ten­dants, et donc si l’on pense à Mar­seille, il est la grande me­nace », a ju­gé Froome.

Mais « cha­cun de mes concur­rents re­pré­sente une me­nace dif­fé­rente », a­t­il te­nu à sou­li­gner.

« Fa­bio Aru n’a peut­être pas eu un bon jour il y a quelques jours (à Ro­dez,

ndlr) mais il a dé­jà été fort en troi­sième se­maine », tan­dis que « Ro­main Bar­det a tou­jours été fort lors de la der­nière se­maine d’un grand Tour et il a aus­si l’équipe pour le sou­te­nir comme on l’a vu di­manche », a pour­sui­vi Froome.

L’équipe de Bar­det s’était por­tée à l’avant, di­manche, dans le col de Pey­ra Taillade, alors que le Bri­tan­nique de­vait chas­ser pour com­bler son re­tard après un chan­ge­ment de roue.

« Il m’a mis sous pres­sion et nous avons vrai­ment eu be­soin d’uti­li­ser toute l’équipe pour contrô­ler la si­tua­tion. Je me suis ren­du compte à la se­conde où AG2R a frap­pé, alors que j’étais sur le bord de la route avec “Kwia­to” (Mi­chal Kwiat­kows­ki, ndlr) en train d’es­sayer de chan­ger ma roue, que ce­la au­rait pu être la fin de ma ba­taille pour le maillot jaune », a dé­cla­ré Froome. Heu­reu­se­ment donc « que mes co­équi­piers ont ré­pon­du à la pres­sion et que j’ai eu les jambes pour re­mon­ter dans le groupe de tête au som­met. Si je n’y étais pas par­ve­nu, ce­la au­rait été la fin de la course pour moi », a­t­il encore dit. Une course qui est fi­na­le­ment loin d’être fi­nie.

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